Bordeaux Actu
par La rédaction le lundi 16 novembre 2009

TERRITOIRES EN RESIDENCE | Les Hauts-de-Garonne partagent leurs projets

Le GPV (Grand Projet des Villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont) a encore frappé ! Cette fois-ci, il s’est allié au FING (Fond Internet Nouvelle Génération) pour trouver des solutions face à la grande question : comment fédérer les habitants des Hauts-de-Garonne ?

Pour répondre à cet enjeu social, quatre intervenants motivés (Fanny, Antoine, Denis et Matthieu) de l’agence 27ème Région(1) ont organisé une semaine d’ateliers pour échanger avec le plus grand nombre d’intéressés possible. A l’issu de ces interventions réparties sur plusieurs semaines, ils remettront un cahier des charges au GPV en 2010, sur le thème de l’innovation ouverte et numérique.

Les liens des Hauts-de-Garonne se resserrent

Ces ateliers collaboratifs sont dédiés à la mise en valeur des pratiques, des réseaux, des projets existants ou émergents sur le territoire, portés par des acteurs (responsables de services municipaux, élus, associations...) comme par les citoyens. Pour les Hauts-de-Garonne, la semaine a été riche : ateliers autour des médias hybrides, rencontres, ballade dans le Parc des Coteaux et débats. Lors de leur deuxième semaine d’ateliers, dans les locaux de Côté Science, à Floirac, étaient réunis vendredi dernier Pascale Wertheimer, responsable Service Environnement), Alexia Sonnois, coordinatrice du programme Coté Science, Nordine Guendez, chef du service animation, culture et vie associative, M. Nagouga, chargé de patrimoine et de développement de la ville de Lormont et les membres de la 27ème Region à savoir Matthieu Savary, Fanny Herbert et Antoine Boilevin. Une réunion ponctuée d’échanges et d’optimisme

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Matthieu Savary et Fanny Herbert, les organisateurs de l’atelier-rencontre
photo Bordeaux Actu - Stéphan Foltier

autour de la mixité et de l’union des villes de Rive Droite. Ces dernières, en plein essor depuis quelques temps, profitent de ce bond pour faire connaître leurs vraies valeurs, un peu trop méconnues des habitants de la région bordelaise.

Le Parc des Coteaux, une ballade incontournable pour les Hauts-de-Garonne

Rapidement, la conversation s’oriente sur le vif du sujet : inciter les habitants à profiter du Parc des Coteaux qui s’étend sur les villes du GPV en favorisant son image. « Il faut avoir une vision d’ensemble et de liens des Coteaux. Ce sont des choses qui ne sont pas encore présentes et dans la tête des habitants des villes des Hauts-de Garonne » explique M. Nagouga, tout en ajoutant : « il faut que les gens s’approprient leur lieu ! ». En effet, ce grand parc constitue un héritage fabuleux pour les villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont. Il est évident que développer ce site est une des priorités pour relier tous les habitants. Le problème, c’est qu’il n’existe pas encore de véritables outils ou méthodes de communication pour réunir les citoyens et leurs actions. Sans ce relais, la communication intra-ville reste difficile. Depuis toujours, règne un barrage naturel : la Garonne, entre Bordeaux et les Hauts-de-Coteaux. Par la suite, le barrage s’est, petit à petit, étendu avec la gare Saint-Jean, la rocade, les travaux d’urbanisation, les soucis de circulation... comme le précise Antoine Boilevin. Et bien évidemment, le tram a insufflé un vent d’air frais. Mais ce n’est toujours pas suffisant pour des villes en pleines mouvances.

Le numérique, à tort ou à raison !

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Matthieu Savary
photo Bordeaux Actu - Stéphan Foltier

Fanny Herbert, sociologue, propose donc l’idée d’utiliser des réseaux sociaux numériques et sur Internet, comme les blogs, pour inciter au rassemblement et motiver les habitants à se balader dans tout le Parc des Coteaux. C’est ainsi une image d’union qui se dégagerait des villes de Rive Droite. Seulement, si le numérique peut être source de mobilisation il peut aussi accentuer problème de la nouvelle génération des enfants « téléphages » comme le souligne M. Nagouga : « Nous sommes en pleine sur-stimulation virtuelle ! » Le piège serait d’inciter les gens à consommer plus de virtuel, ce qui n’est pas du tout dans les intentions des Hauts-de-Garone. Le numérique oui, mais seulement s’il est repris de manière pédagogique, donc. Il va donc falloir trouver des astuces pour ré-apprendre aux gens à se servir du numérique si l’on veut que son impact soit positif.

Le débat est loin d’être terminé, même si de plus en plus de mobilisés s’investissent. Actu à suivre le 14 décembre, pour la troisième semaine d’intervention des Hauts-de-Garonne !

Plus d’infos ici

(1) : première agence d’innovation publique qui permet aux Régions de préparer l’avenir et de changer leurs méthodes d’action