Synopsis
22 mars 2067, Milana se souvient de ce qui lui est arrivé, il y a soixante ans...En 2009, Milana, d’origine tchétchène, est élève en classe de CM2 à Paris. Ses copains, sa bande, ce sont Blaise, Alice, Claudio, Ali et Youssef. Mais un jour Youssef, qui n’a pas de papiers, est expulsé. Puis, c’est au tour de Milana d’être menacée. Se sentant alors en danger, les enfants décident de réagir. Ils prêtent serment de toujours rester ensemble et organisent un complot pour sauver Milana...
Le point de départ
Ce film est né d’une interrogation de parent suite à la demande d’une collègue de travail qui ayant adopté un petit garçon de couleur de 8 ans, celui-ci rentrant de l’école demande « C’est quand mon tour » car on vient d’expulser un petit sénégalais de ses camarades qui était dans sa classe et la mère ne sait pas quoi répondre !
Le point de vue du réalisateur
Romain Goupil : « J’ai situé le film en 2067 car j’espère qu’un jour, on s’apercevra que dans la France d’aujourd’hui, il y a quelque chose d’insupportable. On a cherché des enfants qui collaient bien à cette idée de bande qui ne voulait pas se laisser faire après avoir trouvé la petite fille tchéchène. J’arrive plus à m’intéresser à l’autre qu’à moi ».
Le film a été tourné au moment ou la soeur de Valeria Bruni-Tedeschi était tombée amoureuse de Nicolas Sarkozy, ce qui a obligé Romain Goupil a une certaine gymnastique intellectuelle pour ne rien laisser paraître alors qu’il était parfaitement au courant de l’affaire par la soeur de l’intéressée. Tout ceci amenant quelques gags surprenants.
Est-ce que vous avez présenté ce film a des instances politiques ?
Romain Goupil : " ils iront le voir, mais je ne vais pas demander ce qu’ils en pense pour je ne sais quelle prescription. Je m’intéresse plus à protéger le film contre ceux qui s’acharnent à pratiquer cette politique d’exclusion.
Ils sont très fiers car il y a des quotas, on est à 27 000 c’est très bien, alors on passe à 28 000, et puis on pousse jusqu’à 29 000. Ils sont très fiers de pratiquer cette politique là pour séduire le pire du pire de ce qu’il y a en France et je ne suis pas d’accord avec eux ".
Une intervention dans la salle
« Cet aspect fictionnel est intéressant, mais je suis membre du réseau ’ Education sans frontières ’ et pour avoir les mains dans le cambouis, malheureusement les choses ne se passent pas tout a fait comme ça, c’est juste pour dire qu’à Bordeaux, dans toutes les écoles, il y a des enfants qui sont dans cette situation là , tout le monde ne peut pas être hébergé mais cela se passe. Il y a un gros problème des jeunes qui sont scolarisés quand ils ont seize ans et quand ils ont dix huit ans, ils sont sur un siège éjectable et sont très souvent interpelés pour être expulsés alors qu’ils sont en France depuis quelques années. Ils ont été protégés par l’aide sociale à l’enfance pendant toute leur scolarité, mais à dix huit ans, ils ne sont plus protégés. »
Les mains en l’air
Sortie du film le 9 juin
Ce mardi 9 juin est prévu une expulsion de roms au départ de Bordeaux-Mérignac

















