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le mercredi 28 avril 2010

INTOXICATION | Notre alose, symbole gastronomique de la Garonne, mise sur le banc de touche

Un communiqué de presse co-signé par les préfets de Gironde et de Charente Maritime est tombé aujourd’hui concernant l’arrêt de consommation et de commercialisation d’alose feinte et d’anguilles.

  Résultats d’analyses

Un plan d’action interministériel avait été lancé le 6 février 2008 sur les PCB, ces composés organiques aromatiques fortement chlorés et nocifs. Les PCB, encore appelés pyralènes, se retrouvent dans les poissons d’eau douce ou les sédiments. Ils ont été fabriqués à partir de 1930 mais leur production a été arrêtée en 1987 face au risque qu’ils faisaient encourir aux consommateurs de poissons dont les eaux étaient polluées. Or, ces PCB ont une longue résistance dans l’environnement et peuvent être transportés sur de longues distances. « L’interdiction préfectorale rentre dans le cadre du plan national d’action sur les PCB mais ce sont surtout les résultats d’analyse faite par l’AFSSA * en 2008 et 2009 qui ont amené les préfets à rédiger cet arrêté » soulignait ce soir le

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SGAR (Secrétaire Général aux Affaires Régionales), Frédéric Mac Kain. En effet, les taux de PCB de certains poissons de la Garonne, de la Gironde et de la Dordogne frisent les normes européennes. « Il s’agit là d’une mesure de précaution » relevait le SGAR, conscient du problème engendré pour les pêcheurs. Mr Mac Kain nous rappelle ainsi que les pêcheurs n’ont désormais plus le droit de pêcher l’alose feinte et les anguilles avec cet arrêté. « On leur a déjà interdit de pêcher la Grande Alose jusqu’en 2012 pour préserver l’espèce », précisait Frédéric Mac Kain. Le Lot-et-Garonne a été épargné puisque les résultats se sont avérés inférieurs au taux légal. Le SGAR souligne bien qu’il ne peut pas présager des futures analyses, la durée de l’arrêté est donc indéterminée pour le moment.

  La source de cette contamination

Aucun élément certain sur la source de ces pyralènes n’existe pour l’instant. Bien évidemment, puisque les PCB persistent dans l’environnement pendant plusieurs années, l’on peut penser que les activités de la centrale de Braud Saint Louis ne sont pas étrangères à cette pollution, comme le dénoncent de nombreux écologistes. Mais rien de sûr à ce niveau là, car

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photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque

ces produits ont été utilisés principalement comme fluides électriques (huile), surtout dans les transformateurs et les condensateurs, mais aussi dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Une autre utilisation a été faite comme lubrifiant dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone. Ces sources proviennent du site du MEDDM (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer). Dans le département de la Manche, une police de l’eau est mise à contribution depuis 2008 pour préserver les milieux aquatiques et contrôler les usages de l’eau. Affaire à suivre dans notre département...

* AFSSA : Agence Française de Sécurité des Aliments

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