Le logo-type « Cru Bourgeois » : une exigence de rigueur
C’est le Syndicat des crus Bourgeois du médoc né en 1962 et devenu aujourd’hui « Alliance des crus Bourgeois du Médoc » et de son président Thierry Gardinier qui porte la lourde responsabilité de l’attribution de ce logotype. La reconnaissance « Cru Bourgeois » est un examen annuel, accessible a tout cru du Médoc mis en place par le décret n°2009-1265 du 20/10/2009 et l’arrêté du 16/11/2009
La reconnaissance « cru Bourgeois » est un examen annuel, accessible à tout cru du Médoc. Cette reconnaissance intervient 2 années après la récolte (2008 reconnu en 2010, 2009 en 2011, etc.). la démarche de reconnaissance consiste en une vérification de moyens au travers d’un audit réalisé sur chaque exploitation candidate, et une vérification annuelle de ces résultats.

- Thierry Gardinier, Président de l’Alliance des Crus Bourgeois
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
Cette reconnaissance se base sur une qualité réelle par millésime et non pas sur une qualité moyenne produite sur une période donnée, c’est ainsi que c’est la reconnaissance de la qualité d’un vin sur un volume donné qui est garantit au consommateur.
La reconnaissance n’est pas une médaille : La visite d’éligibilité est systématique pour toute exploitation candidate à la reconnaissance « Cru Bourgeois ». A l’issue favorable de la visite, l’éligibilité est notifiée à l’exploitation et revêt un caractère pluriannuel. Elle peut être suspendue ou retiré à tout moment à la suite de vérification effectués périodiquement (audits quinquennaux) ou de manière aléatoire par l’organisme de vérification indépendant. L’Alliance au travers de sa commission « Reconnaissance Cru Bourgeois » fixe le niveau de qualité minimale requis, sélectionnant à l’aveugle les panels parmi des échantillons du millésime concerné, apportés par des exploitants (adhérents ou non adhérents). La définition des panels est réalisée chaque année pour tenir compte de l’effet millésime.
Dégustation des primeurs au château Malleret
Pour cette année 2010, c’est au château Malleret au Pian-Médoc que l’on peut découvrir en avant-première le millésime 2009 dont la représentation était la suivante :
60 Médoc
68 Haut-Médoc
13 Listrac Médoc
12 Moulis
11 Margaux
3 Saint-Julien
6 Pauillac
22 Saint Estèphe
L’avis de deux grands spécialistes :
Thierry Gardinier (Château Phélan-Ségur Saint-Estèphe) : « C’est exceptionnel et la franchement je pense que l’on a quelque chose qu’on a jamais vu. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’on a des vins avec un potentiel d’alcool très important, de l’ordre de 14° pour des cabernet-sauvignon c’est unique en Gironde. Malgré cela, se dégage une grande fraicheur aromatique, les vins ont du fruit en bouche et ils ont une structure tannique qui leur permet de masquer d’une certaine manière ce haut degré d’alcool. Ca fait des vins à la fois très puissants, très charnus et très frais. »
Est-ce le beau temps de fin de saison qui a amené ça ?
« C’est une accumulation, vous savez qu’un grand millésime se fait pratiquement à la sortie de l’hiver et c’est à un moment donné la vigne qui accumule des jours de chaleur, des jours de lumière qui vont faire que le »process« s’il n’est pas perturbée par des aléas climatiques du mois de juillet, d’août va fonctionner et les vendanges qui se déroulent bien, qui peuvent faire passer du grand au raté ».
Steven Spurrier (l’équivalent anglais de Robert Parker) :
« Je pense que c’est une très bonne année, climatiquement c’est une bonne année et les éléments sont là , la nature a bien fait les choses ».
Vous partagez l’avis de Mr Gardinier ?
« Je suis très optimiste sur son avenir, parce que je pense que c’est un millésime qui tient dans les fruits. Les vins du nouveau monde doivent accepter nos moments. C’est un très, très beau millésime avec une chaleur, une maturité du raisin. Les Bordeaux avec les techniques font maintenant les meilleurs vins. Je suis très optimiste pour ce millésime ».

















