Une histoire complexe
Gérard Crochet, enseignant d’Anglais au Lycée Agro-Viticole de Blanquefort a fait découvrir hier soir aux participants qu’au fil des siècles, le vignoble bordelais a tissé des liens intimes avec ses voisins d’outre-manche et d’Europe du Nord.
Quelles traces ont laissées les trois siècles durant lesquels « les Anglais vendangeaient l’Aquitaine », selon l’expression de Jean-Marc Soyez ? C’est qu’a essayé de faire découvrir le conférencier avec l’aimable participation de M. Daniel Lawton (Cabinet de courtiers Tastet-Lawton), M. et Mme Sartorius (château Léoville-Barton), M. Jean-Henry Schÿler (château Kirwan), M. Allan Sichel (Maison Sichel), M. Clarke de Dromantin.
A l’aube du XVIIIe siècle, un nouveau type de vin émerge sur le marché anglais : les New French Clarets, précurseurs de nos actuels crus classés. On évoquera enfin l’héritage légué à Bordeaux par ces illustres familles anglo-saxonnes dont les noms résonnent encore sur la « Place de Bordeaux ».
C’est ainsi qu’on a pu apprendre qu’au XVIII siècle, il y a eu deux flux d’arrivants : le premier appelés les jacobites qui étaient des nobles catholiques chassés d’Irlande (Dillon, Lynch, Mac Caryhy...) par les "lois pénales, et une autre vague celle-la protestante (Barton...) qui était animée de volonté commerciale. Et que Mark Kirwan réunit les domaines de Lassalle et de Ganet pour former le périmètre, 35 ha inchangés depuis 1810, de l’actuel domaine. À sa mort en 1815, l’exploitation reste dans la famille, jusqu’en 1858 date du rachat du vignoble par Camille Godard. En 1882, Godard lègue le domaine à la ville de Bordeaux qui s’en défait en 1904
Une volonté culturelle autour du vin
C’est l’association Cepdivin (Centre d’études pluridisciplinaires des imaginaires du vin) dont l’objectif est de révéler les images et les représentations littéraires, artistiques et socioculturelles de la vigne et du vin par des colloques,
dégustations littéraires, expositions et partenariat culturel dont le président Mr Tenaguillo Y Cortazar fait remarquer : « L’association déborde largement le cadre girondin, voire aquitain car elle compte des membres dans divers pays européens avec même des correspondant au niveau mondial ». Le château Dillon est un lieu privilégié car il appartient à l’Etablissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricoles de Bordeaux-Gironde, dont le directeur général est Mr Sixtre. Comme le souligne la directrice du château Dillon, Elisabeth Galineau, l’animation et la promotion font parties des obligations de la structure. Il faut rappeler que cet établissement regroupe des Lycée Agro-Viticole avec des exploitations et des structure de Formation : Blanquefort avec le château Dillon, Libourne-Montagne avec le château Grand Baril, Bommes avec le château La Tour Blanche et un CFA et un CFPPA.
















