C’est autour des tapas du chef Thierry Renaud que l’Association Aquitaine de Promotion Agroalimentaire (AAPrA) a présenté lundi la participation de la région au 52ème Salon International de l’Agriculture, qui se tiendra à Paris Porte de Versailles du 27 février au 7 mars.
Stéphanie Lataste pour le journal Bordeaux Actu - Tous droits réservés
Première région en terme de population active agricole (6% de la population active totale contre 2% en moyenne nationale), première région productive de maïs, de kiwis, de foie gras, deuxième pour la production d’ovins (derrière Midi-Pyrénées), l’Aquitaine sera de nouveau largement représentée au Salon avec 150 produits typiques de la richesse de son terroir, des vaches Blonde d’Aquitaine et Bazadaise au Cabécou du Périgord en passant par le porc
basque de la vallée de Kintoa, que le président Sarkozy pourra découvrir lors de sa visite traditionnelle.
Relever le défi du bio
Ce 52ème Salon sera aussi le dernier pour le conseiller régional Guy Saint-Martin, Délégué à la Production et à la Qualité, par ailleurs président de l’AAPrA. « J’avais 17 ans ½ lors du premier », se rappelle l’élu, qui ne se représentera pas lors des prochaines élections régionales. L’occasion pour lui de dresser le bilan de plus de 50 ans d’évolution de l’agriculture régionale (voir la vidéo). « L’Aquitaine a su relever deux défis, celui de la production et celui de la commercialisation et de la qualité. La région a été la première à mettre en place des labels : AOC, AOP, IGP, Label Rouge, AB, et à initier une coopération des régions européennes autour d’une filière qualité ».
L’agriculture régionale, régulièrement secouée par des crises récurrentes, de celle des fruits et légumes à celle du lait, s’apprête aujourd’hui à relever un nouveau défi, celui du bio, qui a du mal à décoller en raison des contraintes et du coût des investissements. En 2009, 1000 nouveaux agriculteurs se sont cependant inscrits dans la filière bio. Le début d’une révolution ?
















