Si les Bordelais avaient signé l’une de leurs plus belles victoires la saison passée à Rennes. Le déplacement en terre bretonne, version 2010, a certainement couronné la prestation la moins accomplie des Girondins cette saison. Étouffés par des Rennais impressionnants de réalisme, les Girondins ont trop souvent été en échec dans le dernier geste pour espérer ramener quelque chose de leur déplacement en Bretagne. Mais en s’inclinant à Rennes, les hommes du président Jean-Louis Triaud ont en plus d’avoir cédé encore un peu de terrain en tête de la Ligue 1 (Montpellier pointe désormais à trois points), confirmé leurs maux actuels.
Début de match cauchemardesque
Dès la troisième minute de jeu Sylvain Marveaux, lancé plein axe par
Jimmy Briand se présentait seul face à Cédric Carrasso et ajustait le portier « Marine et Blanc », ( 1-0). Une ouverture du score rapide et annonciatrice d’une soirée cauchemardesque pour les joueurs de Laurent Blanc, qui voyaient leur capitaine Alou Diarra, victime d’un claquage, les quitter quelques instants plus tard sur blessure (12e). Et les mauvaises nouvelles continuaient de pleuvoir sur les Aquitains, qui encaissaient un second but par la suite. L’œuvre de Briand, qui ne se faisait pas prier pour transformer le penalty obtenu par Marveaux, taclé irrégulièrement par Jaroslav Plasil dans la surface de réparation (17e, 2-0). S’en suivait alors le réveil des pensionnaires du Haillan, qui se procuraient de nombreuses occasions, mais ni Yoan Gouffran (27e et 35e) et ni Yoann Gourcuff (34e), ne parvenaient à tromper la vigilance de Nicolas Douchez et c’est avec deux buts de retard, que Blanc et ses joueurs regagnaient les vestiaires.
Gouffran et Wendel redonnent espoir…
Les Rennais revenaient sur le terrain avec les mêmes intentions qu’en première période. Ils ajoutaient un troisième but au tableau d’affichage, dès le retour de la pause, par l’intermédiaire d’Ismaël Bangoura, qui concluait une superbe action collective (47, 3-0). Marveaux manquait alors l’occasion de « tuer » le match, après avoir pris le dessus sur Marc Planus (58e) et ce sont les Bordelais qui allaient peu à peu revenir dans la partie et au score. Gouffran tout d’abord leur permettait de réduire la marque, de la tête, sur un coup franc de Wendel (64e, 3-1). Le Brésilien qui redonnait ensuite l’espoir à son équipe de rêver d’un scénario similaire à celui de la saison passée, grâce à un coup franc imparable (3-2, 68e).
…Mais Gyan conclut le spectacle
Les joueurs en déplacement jetaient alors toutes leurs forces dans la bataille pour égaliser, mais recevaient un nouveau coup de massue derrière la tête, de la part d’Asamoah Gyan. Tout juste entré en jeu, le Ghanéen se jouait de Planus, avant de mystifier Carrasso, du pied droit (78e, 4-2). Plus rien ne se passait alors et les Girondins de Bordeaux quittaient le Stade de la Route de Lorient vaincus. Une défaite qui si elle ne doit pas remettre en question tout le parcours accompli jusqu’à maintenant par Laurent Blanc et sa bande, soulève néanmoins quelques interrogations. Moins tranchants dans le jeu qu’en début de saison, Bordeaux ne l’a emporté que contre des Grenoblois réduits à dix, depuis le retour de la trêve, en Ligue 1. Encore en lice sur tous les fronts, la question est maintenant de savoir si les Bordelais auront assez de souffle, pour atteindre leur nouvel objectif : Remporter tous les trophées nationaux cette saison.

- Yoann Gourcuff a été l’un des rares bordelais a tirer son épingle du jeu samedi soir
- Photo Girondins de Bordeaux
Le Bordelais du match : Moins en jambe qu’à l’accoutumée ces derniers temps, Yoann Gourcuff a longtemps était le seul bordelais à surnager samedi soir. Face à son club formateur, l’international français à retrouver sa précision sur coup de pied arrêté. Néanmoins, sa performance et celle de Wendel ne pouvaient gommer celles de certains de leurs coéquipiers pour espérer s’imposer face à ce Rennes là .








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