A la découverte d’un autre monde
C’est une pause, un instant, un moment figé dans le temps qui donne une sensation de plénitude et d’assouvissement : Soussan-Morin est de retour. Loin des teintes ocres et pigmentés que l’on avait l’habitude de voir, elle
nous propose cette fois-ci, un voyage calme et apaisant à l’image de Garonne. Comme à son habitude, c’est un appel au voyage. « L’idée est toujours de partir » nous explique l’artiste d’une voix douce. Le mélange du blanc et du noir, font de ses tableaux, des œuvres apaisantes. C’est une femme accomplie et ouverte qui s’adresse au monde. On distingue très nettement la féminité implicite et inhérente à ses toiles. Ses touches sont remarquables : les ronds, profondément ancrés dans l’inconscient humain, symboles de naissance, rassurent et sécurisent, mais aussi les carrés, tétragrammes et symboles de la terre, de l’instant prélevé. Platon considérait le carré et le cercle comme absolument beaux en soi, et c’est l’impression que nous donne Soussan-Morin.
Son atout, c’est le travail de la matière. « Mes œuvres doivent être touchées. Il faut les sentir et ressentir » explique la peintre en effleurant les veinures d’un de ses tableaux. L’association d’huiles, d’acrylique, de feuilles d’or ponctuées d’écritures araméennes ou encore de papiers, apporte aux peintures, quelque-chose d’extrêmement esthétique, agréable
et inédit. « Il faut passer du temps devant une œuvre pour déceler tous les détails et comprendre le message. » précise t-elle.
Soussan-Morin, une artiste accomplie
Après avoir étudié le dessin aux Beaux-Arts à seulement 10 ans, Soussan-Morin, s’est dirigée vers la sculpture avec l’idée de passer derrière la toile. Elle alterne entre peintures et sculptures, son art de prédilection. Ses dernières œuvres jouent avec la transparence et le doré. Elle s’est largement inspirée de Bordeaux, la belle-endormie, de ses pierres, de son aspect minéral. Ses tableaux, au même titre que ses sculptures « doivent être touchés et polie avec la main de l’homme ».
Alors que certains pensent que le marché de l’art de Bordeaux est boudé par les girondins, Soussant-Morin garde une vision positive : " Il faut juste savoir où regarder. C’est aux artistes de faire en sorte de rendre l’art accessible et de rentrer en contact avec les gens.
Sur ces notes d’optimisme, si vous désirez en savoir un peu plus sur le travail de l’artiste cliquez ici.

















