L’association des riverains et résidents de Bordeaux ne regroupe que 70 adhérents selon son président Stéphane Pusatéri mais elle fait beaucoup de bruit ! Celui-ci a en effet annoncé ce lundi matin devant le pavillon Gabriel, place de la Bourse, que son association allait attaquer l’arrêté préfectoral du 13 novembre 2009 instaurant de nouveaux horaires pour la fermeture des lieu de vie nocturnes du département.
« Péter les plombs »
Pour mémoire, le préfet de Gironde Dominique Schmitt a pris le 13 novembre 2009 un arrêté baptisé « 2-6-6 » fixant les nouveaux horaires de fermeture des lieux festifs du département : 2h du matin pour les bars, 6h pour les boîtes de nuits (4h dans le précédant arrêté) et les « afters ». Avec interdiction de vendre des boissons alcoolisées après 4h. Depuis, un décret du Ministère de l’Intérieur sur la modernisation de l’industrie touristique, publié au Journal Officiel le 27 décembre dernier, a repoussé sur le territoire national l’heure limite de fermeture des discothèques à 7h. Avec interdiction de vendre de l’alcool dans l’heure et demi précédant cette fermeture. « Pour se conformer au nouveau cadre réglementaire » selon un communiqué de la préfecture de Gironde diffusé le 29 décembre dernier, le préfet Schmitt a donc décidé de modifier son arrêté du 13 novembre et de repousser à 7h l’heure pour les discothèques du département d’éteindre les spots. Du moins celles qui ont signé un protocole d’accord avec la préfecture. L’interdiction de vendre de l’alcool reste fixée à 4h du matin.

- Stéphane Pusatéri a l’arrêté de fermeture des boîtes de nuit dans le nez
- Photo Bordeaux Actu - Stéphane Moreale
« Avec ces nouveaux horaires, les habitants de Paludate vont péter les plombs » prophétise Stéphane Pusatéri, dont l’association a annoncé vouloir attaquer l’arrêté « 2-6-6 ». « Cet arrêté porte atteinte à la sécurité et la tranquillité des habitants du quartier », affirme Stéphane Pusatéri, qui rappelle que la police nationale « n’était pas favorable à ces nouveaux horaires ». Paludate, qui concentre une bonne part des « afters », bars et boîtes de nuit de Bordeaux, est connu pour être le quartier « chaud » de la ville. L’Association des riverains et résidents craint que la violence liée à l’abus d’alcool ne s’y développe avec ces horaires tardifs. Pour Stéphane Pusatéri, le préfet Schmitt a tout simplement renoncé à exercer son pouvoir de police : « rien ne l’obligeait à repousser l’heure de fermeture à 7h ; le décret du 27 décembre parle d’heure limite, mais celle-ci n’est pas forcément 7h, cela peut tout aussi bien être 4h ou 5h ! » Le recours contre l’arrêté « 2-6-6 » sera déposé le 11 janvier prochain devant le tribunal administratif.














