Un projet unique. L’association d’insertion était
auparavant rue du commandant Arnoult mais les locaux étaient exigus. Maintenant, « elle dispose d’un immeuble entier grâce à un investissement d’un million d’€, dont 70% viennent de fondations privées (Fondation de France, association Abbée Pierre, la Caisse d’Epargne et un mystérieux investisseur Girondin). Les collectivités ont aussi apporté leurs déniers : l’Europe, le conseil général et la mairie. » explique Emmanuel Jourdes, l’un des deux coordinateurs. La décoration des locaux a été confiée à l’artiste Claude Lévêque : le béton ciré et l’éclairage contemporain en font un lieu atypique. Emmanuel Jourdes, l’un des deux coordinateurs sociaux, affirme qu’ici « les personnes sont traitées en clientes et pas en précaires. » Car si elles paient une somme modique, cela permet de préserver une certaine estime de

- Séverine tardy, l’assistante sociale du centre : « Le hammam permet un autre rapport à son corps et contribue à améliorer l’image de soi »
- PHOTO BORDEAUX ACTU - FREDERIC THIERRY
soi et de rester aux prises avec les impératifs matériels.
Des activités multiples. Séverine Tardy, assistante sociale auprès du réseau Paul Bert, explique que le public est assez large : il s’agit des bénéficiaires de minima sociaux, de travailleurs pauvres, de rmistes et d’intérimaires. Les locaux regroupent une halte sanitaire avec un hammam, un bar associatif et des logements ALT sur les trois derniers niveaux de l’immeuble. Les activités proposées visent à favoriser le retour à l’emploi : 6 postes Internet sont à disposition, un écrivain public est présent le jeudi matin pour l’aide à la rédaction de
lettres de motivations et de CV. « Le hammam, explique Séverine Tardy, permet un autre rapport à son corps et contribue à améliorer l’image de soi ». Une laverie solidaire est aussi à disposition puisque le centre est ouvert à tous sans restriction. 3 travailleurs sociaux dont Séverine Tardy et 20 bénévoles travaillent dans ce centre, en plus des activités citées plus haut. Les 3 responsables animent ainsi un groupe d’entraide mutuelle et gèrent une revue de presse le vendredi matin et la rédaction du journal ’ Réso’nances ’ le mardi soir. Un

- La conférence de rédaction du journal ’ Réso nances ’ de mardi 19 février 2008
- PHOTO BORDEAUX ACTU - STEPHAN FOLTIER
véritable support d’information avec rédactrice en chef, des rédacteurs et même un journaliste professionnel, tous bénévoles. Des rubriques essentielles (’ société ’, ’ Humeur ’ et ’ Culture ’), un ton parfois incisif et dénonciateur, des sujets d’actu ou de réflexion profonde traités en largeur ou même en profondeur, qui font de ce bi-mensuel 8 pages format A3* un véritable moyen d’expression de qualité à destination des publics présents, et aussi de l’extérieur, qui ne se prive pas d’annoncer animations, évènements et festivités du centre et d’ailleurs.
L’association a des projets plein la tête et notamment un séjour en péniche avec des familles monoparentales en avril et un séjour avec des pères isolés en mai. Si le réseau Paul Bert dipose à présent des infrastructures nécessaires, c’est le personnel qui fait cruellement défaut pour développer davantage certaines animations pour les enfants par exemple...
[(Demain samedi 23 février dès 17h, rencontre artistique avec la troupe d’imrovisation théâtrale les ’ Restons calmes dans la dignité ’ suivie d’un buffet ouvrant sur une discussion artistique au Centre Paul Bert)]
Centre social Paul Bert et Réseau 32
2 rue Paul Bert - 33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 79 20 44 et 08 75 65 97 59
Pour envoyer un e-mail au journal ’ Réso’nances ’, cliquez ici


















