
- Vincent Regnouf, directeur des collectivités locales chez Eco-Emballages, Alain Cazabonne, vice-président de la Cub et Laure Poitevin, responsable régionale d’Eco-Emballages Sud Ouest
- Photo Anne Cormont
Le tri pour tous, d’Ambarès à Villenave d’Ornon
700 communes en France refusent encore le tri sélectif. Aucune de ces communes n’est en Aquitaine. Et parmi les habitants des 27 communes de la Cub, 100% d’entre eux ont accès au tri sélectif. C’est sur cette constatation que ce mardi, le vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux Alain Cazabonne a reçu Eco-Emballages, l’organisme agréé de l’Etat, sur le site d’Astria, pour inaugurer le titre très convoité de « site vitrine » dans le traitement de déchets. Si l’on regarde les produits entrants à Astria aujourd’hui, environ un tiers des déchets proviennent des poubelles sélectives, dites en porte à porte. Les deux tiers restants sont collectés dans les points tri. « Même si le collecte à domicile, en porte à porte tend à gagner du terrain, l’apport volontaire permet d’optimiser le tri » selon Daniel Faucher, directeur de la direction opérationnelle de l’environnement de la Cub. « N’importe quel habitant d’immeuble trouve une borne de tri à moins d’un kilomètre de chez lui » insiste-t-il. En bout de chaîne, 63% des déchets d’emballages ménagers sont recyclés à l’échelle nationale. « L’objectif en 2012, c’est d’atteindre 75% » explique Vincent Regnouf, directeur des collectivités locales chez Eco-Emballages, l’entreprise qui accompagne sur tout le territoire les acteurs du tri, des entreprises aux collectivités, depuis 1992. En Aquitaine seulement, ces emballages représentent plus de 150 000 tonnes de déchets chaque année – le verre étant responsable de plus 80 000 tonnes du poids total. « Cela a permis, grâce à la valorisation de ces déchets, de produire une quantité d’électricité suffisant à alimenter une ville comme Pessac pendant un an, et d’économiser la consommation d’eau d’une ville comme Bègles pendant un an »

- A gauche, Daniel Faucher, directeur de la direction opérationnelle de l’environnement de la Cub. Tout à droite, François Barquin, directeur du patrimoine de Gironde Habitat
- Photo Anne Cormont
affirme Laure Poitevin, responsable régionale d’Eco-Emballages Sud Ouest.
L’habitat vertical, le gros dossier de la Cub en matière de déchets
Sur les 700 000 habitants de la Cub, près d’un tiers vit en habitat vertical. Pour la résidence Vincennes à Lormont, par exemple, la mise en place de bornes semi-enterrées représente la bagatelle de 700 000 €, entièrement à la charge du bailleur. Gironde Habitat, en l’occurrence, représentée par François Barquin, le directeur du patrimoine, n’a pas hésité une seconde à abandonner les vide-ordures collectifs : « Sans ça, c’est une ribambelle de conteneurs désordonnée, insalubre, pas très esthétique ». Il faut dire que pour le bailleur, les charges en personnel de service sont ainsi réduites, argument qui se répercute heureusement sur la taxe dédiée à la collecte et au tri des déchets valorisables : « De 75€ avec les conteneurs, nous sommes passés à 11€ par logement et par an avec les bornes semi-enterrées » affirme François Barquin. Concrètement, si l’installation coûte 20% de plus que le système traditionnel des kiosques pour Gironde Habitat, son fonctionnement est 60% plus économe. Un amortissement qui s’opère dans les quatre premières années pour le bailleur. Quant aux habitants, l’avenir confirmera ou pas leur approbation envers ce service qui se veut de proximité et durable.
Pour jouer au tri sélectif virtuel, rendez-vous sur http://tri-recyclage.ecoemballages.fr















