Pas contents, les routiers ! « J’ai fait remonter les infos du terrain, déclarait ce matin Jérôme Juge, secrétaire FO Transports en Gironde. La base grogne : la hausse de 4% des salaires proposée par le patronat ne sera en fait que de 3,75%, puisque le SMIC doit augmenter en janvier prochain de 0,75%. Et sur les remboursements de frais, qui n’ont pas bougé depuis des années, les propositions du patronat sont très insuffisantes ».
Ouverture d’un calendrier
Les frais constituent un domaine complexe. Ils comprennent tout ce que le routier en service doit dépenser en déplacement, petit-déjeuner, repas etc.
Des frais remboursés à minima par les patrons. Qui ont néanmoins ouvert un calendrier de négociations avec les syndicats des salariés du secteur, FO, CGT, CFTC, CFDT et CFE-CGC, sur d’autres points importants : mutuelle et 13è mois. Des négociations qui s’annoncent tendues dans un secteur très concurrentiel soumis à la pression des coûts. Trois des quatre syndicats patronaux ont d’ailleurs hier quitté la table au ministère des Transports. La Fédération des entreprises de Transport et Logistique de France (TLF) est la plus grosse organisation patronale du secteur, qui emploie entre 5 et 6 000 salariés en Gironde. Celle-ci a accepté le principe d’une hausse de 4% des salaires. Hausse refusée malgré les 100 millions d’euros de baisse de charges avancés par le ministre des Transports Dominique Bussereau par les trois « petites » fédérations patronales, qui comptent quand même dans leurs rangs des PME de 200 salariés ou plus. Des PME qui sont au nombre de 2 000 en Gironde.
Mouvement possible avec les laitiers
Néanmoins, l’Unostra, l’OTRE et la SNTR seraient tenues d’appliquer l’accord qui sortira peut-être de la réunion d’aujourd’hui. « Même si la TLF est la seule organisation patronale à signer, explique Jérôme Juge. L’accord sera publié au Journal Officiel et les autres seront obligés de suivre ». Si accord il y a ! « Il n’y aura pas d’accord a minima comme dans l’hôtellerie », prévient Jérôme Juge. Les routiers n’excluent pas de mener des actions conjointes avec les producteurs laitiers si la situation devait rester bloquée.















