Rafael Nadal a vaincu le suédois Robin Söderling qui l’avait battu l’an dernier en huitième de finale.
Cette revanche sur l’an passé devait tenir en haleine les spectateurs et téléspectateurs qui attendaient ce rendez-vous, si j’ose dire comme du pain béni, d’autant que pour le joueur espagnol une victoire finale lui
permet de redevenir le leader mondial de ce sport, détenu jusqu’à ce jour par le suisse Féderer.
Chaleureusement soutenu par le public, Nadal déclarait tout de go que cette victoire était la meilleure de sa carrière, à telle enseigne qu’il se jeta, après la balle le déclarant vainqueur, sur cette terre battue comme un signe de reconnaissance.
Ce grand champion fait preuve, une fois de plus, d’un grand mental mais aussi d’une qualité de jeu exceptionnel, se composant d’une lucidité hors du commun et d’une technicité à toute épreuve !
En dehors des résultats obtenus en trois sets alors que ses adversaires doivent souvent jouer leur sélection en cinq sets, en bataillant très durement, ce qui laisse des traces de fatigue et de récupération plus contraignante.
Saluons sportivement et dignement les exploits de ce grand champion au triomphe modeste, tout en remarquant que nos représentants n’atteignent pas les quarts de finale, souvent pour cause de blessures ou de défaillances regrettables lors des matchs.
Un des arguments avancés pour excuser ces manques de performance des français, réside, dans le fait même, que les adeptes de ce sport, dès leur plus jeune âge jouent très peu sur la terre battue, par manque d’équipements de cette nature. A bien regarder les faits objectivement, ceci n’explique pas tout, les résultats sont là et il faut bien les accepter dans leur brute réalité.
Attendons maintenant, dès le 11 juin, un autre spectacle télévisuel qui va mobiliser les retransmissions du ballon rond pendant un mois, en souhaitant que l’équipe de France pourra se montrer digne et que l’esprit du sport prédominera sur des polémiques stériles et des intérêts purement mercantiles.
Formons des voeux pour que nos joueurs puissent livrer des matchs dignes du niveau de cette compétition, faisant taire toutes sortes de commentaires qui nuisent à l’esprit sportif, où seule l’exemplarité d’une bonne pratique de ce sport produira un bon spectacle dans ce contexte économique et financier morose.
Ainsi, ce serait une bouffée d’air salutaire pour tous : acteurs, entraîneurs, spectateurs. Dans les caractères, La Bruyère écrivait : « Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui ».
















