L’itinéraire de Laurent Marti
Enfant de Bergerac, il taquine dans sa jeunesse le ballon rond, mais quand son père devient président de l’USB (Union Sportive Bergeracoise), il se met à caresser la « gonfle ».

- Laurent Marti Président de l’UBB et Gérad Piffeteau du Midi Olympique
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
Peut-on dire que le terme « d’Union » va le poursuivre jusqu’à Bordeaux ? Sur ses qualités de joueur, il se retrouve au Stade Toulousain pour jouer en junior Reichel, puis il revient à Bergerac.
Après de courtes mais fructueuses études, il se lance dans la vente de briquets publicitaires. Tout de suite, il élargit son champ d’action en montant un atelier de sérigraphie à Lamonzie-Saint-Martin (Dordogne). Ce qui va le conduire à créer à Toulouse « Top Tex », dont le métier consiste à importer et stocker toutes les plus grandes marques destinées au marché du textile publicitaire. Ensuite, il va créer des dépôts à Bordeaux, Nantes, Marseille et Strasbourg.
Cette activité va le conduire à créer sa propre marque de polo de rugby qu’il fait fabriquer à l’île Maurice pour des raisons de qualité. « Kariban » est né, son développement continue avec une extension prévue à Barcelone et un dépôt à Los Angeles en Février 2010.
La rencontre avec le rugby bordelo-béglais
Laurent Marti déroule ensuite bien clairement tout le fil de sa vie de patron du rugby à Bordeaux, il n’y a plus qu’à le laisser parler : « C’est par Patrick Laporte, entraineur et publicitaire, et Pascal Geneste avec qui je suis associé dans Pro-Act, que je suis rapproché du rugby bordelais. La première fois que j’ai été sollicité, j’ai trouvé que le projet manquait de lisibilité et que ce n’était pas complètement prêt, donc je n’ai pas donné suite, mais le projet était intéressant et j’ai gardé le contact ».

- Laurent Marti sous le feu croisé des questions de Pascal Rabillet et d’Alain Ribet
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
« L’année suivante je suis venu, mais quand j’arrive il faut tout reprendre, les finances sont saines et le problème du lieu de jeu est réglé à savoir : Bègles, mais il a fallu régler le problème du nom. Bien sur l’ombre des frères Moga plane sur le rugby bordelo-béglais, mais il faut leur rendre hommage pour tout ce qu’ils ont fait pour le rugby. De même, il faut rendre hommage au Stade Bordelais, mais il faut construire quelque chose de nouveau. J’ai eu un discours offensif dès le départ, mais ma nature est d’être à la fois ambitieux et optimiste. Donc, il fallait un projet et j’avoue que l’objectif de rejoindre le Top 14 en 3 ans était trop ambitieux. La montée en Top 14 reste l’objectif car Bordeaux mérite une équipe évoluant au plus haut niveau. Avec le recul, je me demande comment on n’est pas descendu, il y a 3 ans... Les joueurs ont trouvé l’énergie nécessaire pour gagner les derniers matchs qui ont permis le maintient, ce qui témoigne bien de la naissance d’un état d’esprit. »
La situation actuelle
« Pour l’instant, on est le dixième budget de la Pro D2 avec 4,3 millions d’euros, mais je pensais que notre budget augmenterait plus vite. Les partenaires privés représentent 1,3 millions d’euros et la LNF, 750 000 €.

- Laurent Marti lors de la manifestation du match UBB Colomiers
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
Les perspectives
« Dans l’immédiat, sur les 6 matchs à venir 4 auront lieu à domicile, et sur cette série, si le club arrivait à aligner 5 victoires, se serait parfait. L’arrivée de Marc Delpoux comme manager était nécessaire car nous avons l’équipe la plus jeune de PRO D2 et il est là pour donner la main à Philippe Garcia et Vincent Etcheto ».
« Il fallait apporter une expérience car il nous faut décoller en terme sportif ainsi qu’en terme budgétaire, car j’ai mis pas mal d’argent de ma poche mais ce n’est pas le moment d’arrêter. Aussi bien le Stade Bordelais que le CABBG sont très tournés vers les jeunes ce qui permet de détecter des talents ». L’exemple de Benjamin Fall est une preuve en la matière.« Ainsi cette année, 4 contrats espoir ont été signés ce qui représente 60 000 €, mais les joueurs sont » verrouillés « ». Laurent Marti participe activement au choix des joueurs.« L’équipe est en progrès mais le niveau monte chaque année. Le passage en Top 14 permet d’obtenir des partenaires nationaux qui font défaut en PRO D2 et cela devient un véritable moteur économique. Bordeaux pour les joueurs présente une forte attractivité, mais pour le public, celui-ci se disperse en multiples activités, le match contre Agen avec plus de 20 000 spectateurs a démontré que si on offre une affiche, il y a un public dans cette terre de rugby. » Il pense que pour l’image de la ville la construction d’un grand stade est indispensable et il n’est pas le seul à le penser parmi l’assistance.
Répondant à cinq questions de l’assistance Laurent Marti précise :
« Si j’ai le budget j’achète cinq bons joueurs pas trop chers »
« Les émotions c’est dans le sport et non dans le bisness »
« Si on est en Top 14, on peut jouer à Chaban tout de suite »
« Pour avoir un sponsor national, il faut de la solidarité autour et dans le club »
« Volonté de devenir le club de l’agglomération et pourquoi pas Bordeaux Rugby Gironde »

















