La vaccination que je qualifie à la française dans son organisation, depuis la commande des vaccins, laisse chaque français, un peu sur sa faim. A croire que la gestion d’une pandémie annoncée n’était pas chose aisée.
La communication autour du fléau qui aurait pu s’abattre sur notre pays et d’ autres, déclaré par l’OMS ou responsables politiques pose plusieurs questionnements concernant divers volets de l’approche, la gestion, l’évaluation de cette vaccination.
- L’approche d’une crainte de pandémie a engendré la mise en œuvre, sans trop de réflexions préalables, semble-t-il, au nom du sacro-saint principe de précaution, cela ne paraît pas forcément blâmable en soi après l’affaire du sang contaminé et plus récemment des effets meurtriers de la canicule.
- Une évaluation : prospective délicate à mesurer par rapport aux conséquences d’une grippe H1N1 entraînant une mortalité difficile à cerner.
- Une affirmation sur la précipitation à commander 96 millions de vaccins puisqu’il était préconisé 2 injections nécessaires, alors qu’à ce jour, cela n’est plus de mise.
Alors, résultat de ces considérations, un peu de doute dans l’esprit des français, des positions contradictoires des praticiens qui se sont sentis frustrés en étant écartés, au départ de sa mise en place, du plan de vaccination et qui sont depuis quelques jours associés, comme dans beaucoup de pays voisins.
La France serait-elle une exception, même si la transparence sur l’élaboration d’un plan relevant de l’urgence a été de mise, qu’aurions-nous entendu si la pandémie avait été plus virulente, qu’aurions-nous entendu de reproches et de critiques sévères à l’encontre de nos dirigeants, bien-sûr il demeure ce trop grand nombre de doses qu’il est envisagé de vendre à prix courant à des pays en demande de vaccins.
Il convient, pour tirer des enseignements déterminants, d’attendre encore quelques mois, un nouveau pique pouvant se manifester dans les semaines à venir, les victimes, de cette grippe parfois meurtrière touchant toutes tranches de la population et de personnes y compris saines.
Dans cette affaire, comme dans beaucoup d’autres, il faut faire preuve de prudence mais aussi de vigilance, ne pas jeter le manche avant la cognée et ne pas critiquer, sans savoir, sans connaître tous les éléments dont certains sont aussi subjectifs et souvent délicats à appréhender.
Restons clairvoyants et ne pas répondre systématiquement aux chants des sirènes de tous bords, en sachant que la santé est le plus précieux trésor, celui que nous devons le mieux préserver !















