Restaurants, restaurants : ceux du corps, ceux du cœur sont plus que jamais, en effet, sous les feux de l’actualité.
Les restaurants traditionnels qui viennent de bénéficier d’une réduction du taux de la TVA non négligeable puisque ramenée à 5,5% font polémique, les restaurants de la charité qui existent et fonctionnent grâce aux bénévoles assurent aux plus déshérités de ce pays des repas gratuits ou la fourniture de denrées de base pour vivre quotidiennement.
Une fois de plus, on assiste à une dichotomie ambiante entre ceux qui n’ont pas fait preuve, du moins pour certains d’entre eux, de respect de leurs engagements, ayant obtenu une satisfaction fiscale alors qu’en échange ils devaient créer des emplois, réduire du temps de travail, diminuer sensiblement le prix des repas, n’ont pas embauché de personnel supplémentaire à la hauteur des espérances escomptées.
Même s’il ne faut pas généraliser, à la place de nos responsables politiques, il me semble, en ces périodes de pré-noël qu’ils ont été victimes tels des dindons, d’une mauvaise farce !
Alors, cette baisse significative d’un impôt ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau, si le sujet n’était pas sérieux, j’aurais presqu’envie d’écrire :« qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ». Tout de même, certains restaurateurs ont joué le jeu même s’il n’en valait pas complètement la chandelle, d’autres n’ont rien changé, pas un yotta à leurs pratiques. Serions-nous en présence d’un combat singulier opposant en quelque sorte pot de terre contre pot de fer, ou soit dit entre parenthèses : un pot a quand même bien augmenté ces dernières années ? Ne serait-ce que le prix d’un simple café, du petit noir qui même bien tassé, est élevé, la note est salée !
Rendons nous à l’évidence, dans ce métier de la restauration, certes pénible et contraignant, cette baisse de la TVA aurait dû être un merveilleux moment de retrouvailles avec une clientèle souvent fidèle et l’occasion de fêter conjoitement cet évènement. Quand aux restaurants du cœur, heureusement, surtout en ces périodes de crise, qu’ils perdurent, ayant prouvé au fil des ans, leur utilité et leur humanité.
Alors, on a envie de dire voire de crier, mesdames, messieurs de la restauration, acceptez les règles du jeu, c’est aussi les respecter, même si le métier est difficile, a ses containtes, pensez aussi avec votre cœur, et à tous ces bénévoles des restaurants du même nom auquels il convient de tirer un grand coup de chapeau !
Dans cette société ingrate, ceux qui se grandissent sont ceux qui font preuve d’altruisme en aimant les gens, non pour soi, mais pour eux, et en citant Diderot, puisse les restaurateurs s’en inspirer : « l’homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d’un plus grand nombre d’autres ».















