Le paquebot dénommé Costa Concordia échoué près de l’île de Giglio avait, à son bord, plus de 4300 passagers dépités et traumatisés.
Comment peut-on s’imaginer, dans nos temps contemporains, pourvus des moyens techniques, électroniques, informatiques, qui se sont tant développés que l’on puisse encore, arriver à une catastrophe de cette ampleur ?
Plus de 60 blessés et 20 disparus dénombrés sur les 4 229 personnes qui avaient embarqué dont 3 200 touristes ( 462 français ).
Beaucoup de questions, d’interrogations, demeurent en suspens, y compris sur le comportement du commandant Francesco Schettino, assigné maintenant à résidence, ce n’est pour le coup, pas la moindre des choses, après une attitude plus que contestable, irresponsable qui a fait titrer, cette semaine, le journal satirique : « le Canard enchaîné », « Pendant le sauvetage, j’ai toujours gardé les pieds sur terre ».
Si l’issue n’ était pas aussi dramatique, l’on pourrait seulement en rire, du moins sourire de cette manchette, mais hélas, dans ce cas précis, s’agit-il d’incompétence, de négligence, d’inconscience de ce navigateur, assurément d’irresponsabilité et de beaucoup de légèreté.
Les premiers témoignages des rescapés sont sans appel, édifiants, il s’agit bien de non assistance à personne en danger et malgré ses dires, ce commandant a manqué aux obligations de sa fonction, en mettant en danger la vie d’autrui.
La responsabilité personnelle de cet homme est engagée mais celle de la société Costa Croisières doit être également recherchée.
Ces constatations montrent , si besoin est, que ce type de bâtiment immense, démesuré, qui n’est plus à échelle humaine, si ce n’est pour des raisons de rentabilité, a atteint, sans aucun doute, ses limites.
La renommée de Costa Croisières est ébranlée, éclaboussée, l’enquête diligentée qui va durer ( classique dans ce cas de figure ) devra déterminer les exactes responsabilités, mais le mal est fait, d’autant que vient s’ajouter le risque élevé, tant que les 2 400 tonnes de carburant du navire n’ont pas été pompées.
Si les éléments naturels peuvent se déchaîner, restant quelquefois imprévisibles, malgré les moyens modernes de prévisions, ce type de catastrophes pourrait être évité, la fatalité n’expliquant pas tout, il faudrait en tirer tous les enseignements utiles : « Plus jamais çà », mais l’histoire nous révèle que celle-là se répète inexorablement !
Citons Ernest Renan : « Celui qui obéit est presque toujours meilleur que celui qui commande », ce qui aurait du être effectué dans le cas précis évoqué, ainsi que le relève ce sage proverbe populaire :
« Pourquoi se jeter à l’eau avant que la barque n’ait chaviré ».















