3 tempêtes : climatique, politique, médiatique sont venues se percuter à la une des journaux, des radios et des écrans de télé.
Commençons par la nature, qui telle une reine des éléments naturels, s’est déchaînée avec Joachim qui a soufflé par rafales atteignant jusqu’à 140 km/h sur les côtes bretonnes et celles de l’atlantique. Des vents violents ont entraîné des chutes d’arbres et des toitures arrachées rappelant les dégâts constatés après le passage de l’ouragan Xynthia l’an passé. Des vagues de plus de 9 mètres dans le golfe de Gascogne et de fortes précipitations étaient relevées, obligeant Météo-France à placer 47 départements en alerte orange. Heureusement, il n’est pas constaté de victimes.
Continuons par la mini tempête politique de ce jeudi : deux ans de prison avec sursis, à l’encontre du Président Chirac, concernant l’ affaire des emplois fictifs à la Mairie de Paris.
L’homme diminué physiquement, a décidé dans la foulée du verdict, de ne pas faire appel de cette décision intervenant plus de 20 ans après les faits, rendant ceux-ci moins graves avec le temps, mais étant une 1ère en France, ouvrant ainsi une polémique sans précédent : des pour, des contre, cette condamnation entraînant débat sur le statut du Chef de l’état.
N’y-a-t’il pas eu dans cette affaire, au fil des ans , l’impression :« Les chiens aboient, la caravane passe », chacun jugera le résultat en son âme et conscience !
Terminons cette semaine passée avec une tempête médiatique , certes atténuée, mais réelle, avec la disparition d’un journal qui avait gagné ses lettres de noblesse : France-Soir créé par Pierre Lazareff, il y a une quarantaine d’années.
L’homme rendu célèbre par l’émission à la télévision dans les années 60 « Cinq Colonnes à la Une », avec Pierre Desgraupes, Eliane Victor, Georges Hernad, Pierre Dumayet, des journalistes hors pairs qui ont marqué l’époque télévisuelle, auxquels l’on ne rendra jamais assez hommage.
On a donc vu ce quotidien casser sa pipe, sans assistance réelle à la presse en danger, en tant que support papier au profit du web et d’informations en ligne, mettant sur la paille des dizaines de journalistes, en grande souffrance morale par manque de moyens financiers non renouvelés de son repreneur russe qui l’avait pourtant sauvé une première fois.
Remue- ménage également à France3 télévision où le directeur des programmes Pierre Sled est démis de ses fonctions, entraînant dans sa chute les nouvelles programmations récentes et leurs animateurs, faute de n’avoir pu atteindre le seuil d’audience escompté, donc blackboulés.
Triste réalité que ce constat de cette télé qui se nourrit trop de« télé réalité » au nom du profit gagné sur la misère et les vicissitudes des pauvres êtres qui s’y prêtent trop souvent, avec une vulgarité affligeante.
Je ne peux résister, en fin de propos, sans me référer à cette citation de Marcel Proust :
« Il est beaucoup plus difficile de défigurer un chef-d’œuvre que de le créer ».















