En Gironde, comme partout en France, le revenu de solidarité active (RSA) est entré en vigueur le 1er juin. Le RSA, c’est la grande réforme sociale de Nicolas Sarkozy, mais c’est Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui l’avait imaginé lorsqu’il était encore président d’Emmaüs. Aujourd’hui, ce dispositif est venu remplacer le revenu minimum

- Benoît Combes, sous-directeur de la MSA en Gironde, Jean Louis Haurie, directeur de la CAF en Gironde, Bernard Gonzalez, sécretaire général de la préfecture de la Gironde, Jean Touzeau, vice-préseident du Conseil général de la Gironde lors de la présentation du dispositif en Gironde
- Photo Bordeaux Actu - Karla Arias Alvarado
d’insertion (RMI) et l’allocation de parent isolé (API), ainsi que les dispositifs d’intéressement à la reprise d’activité qui existaient dans le cadre du RMI tel que la prime de retour à l’emploi.
Parténariat de pilotage. Dans le département de la Gironde, le dispositif est piloté par plusieurs acteurs d’envergure : le Conseil général de la Gironde, la Caisse d’allocations familiales, la Mutualité sociale agricole et le Pôle emploi. Des hauts représentants de chacune de ses entités ont présenté cette nouvelle organisation partenariale hier au Conseil général. Pour Jean Touzeau, vice-président du Conseil Général de la Gironde, « les outils d’information et d’aide peuvent être très différents dans les divers territoires girondins », et pour cette raison, le travail partenariale est vital afin d’orienter tous ceux qui pourraient être concernés par le dispositif.
Enjeux et risques. En effet, un des enjeux les plus importants de la mise en place du RSA repose dans l’information des citoyens. La Gironde comptait environ 30 000 bénéficiaires du RMI, cependant on estime que le nombre de bénéficiaires du RSA devrait monter à hauteur de 80 000. Un tiers de ces 80 000 individus sont toujours inconnus et ne savent peut être pas qu’ils peuvent bénéficier de cette aide. De même, Jean Touzeau considère qu’il

- Bernard Gonzalez, Sécretaire général de la préfecture de la Gironde, Jean Touzeau, vice-préseident du Conseil général de la Gironde, Maryse Dagnicourt-Nissant, directrice régionale du Pôle emploi Aquitaine et Hervé Gillé, président de la commission emploi et insertion du Conseil général de la Gironde
- Photo Bordeaux Actu - Karla Arias Alvarado
est indispensable de faire un suivi détaillé du dispositif car il peut aussi avoir des risques. Le vice-président du conseil craint une montée en puissance du travail précaire : les entreprises pourraient se reposer sur le dispositif et éviter le passage vers des contrats à durée indéterminé.
Comment en bénéficier ? Le RSA révèle l’existence dans notre société d’un nombre important de travailleurs pauvres. Une grande majorité des futurs bénéficiaires du RSA sont des personnes qui exercent un emploi mais qui ne parviennent pas à faire face aux dépenses quotidiennes par les seuls revenus tirés du travail. Pour accueillir et orienter ces personnes, la Gironde dispose de 13 points relais et 37 points services, 13 points d’accueil de la Mutualité sociale agricoles, 37 maisons départementales de la Solidarité et de l’Insertion, 15 antennes girondines de l’insertion, des nombreuses associations habilitées et des Centres Communaux d’Action Sociale. Pour faciliter le travail de ces institutions, la ligne 39 39 « Allô service public » peut aussi répondre aux questions concernant le dispositif.














