Dans les vestiaires de l’Union tout le monde se congratulait alors que dans le vestiaire lyonnais la déception était grande, alors qu’à 5 minutes de la fin les lyonnais étaient encore dans le bonus défensif, ils se retrouvent à la fin du match à 18 points et le bonus offensif pour l’adversaire. Martin Jagr reconnaissait à la fin de la partie : " Il ne faut pas s’enflammer, ils ont passé une semaine très difficile avec les conditions à Lyon où ils n’ont pas pu s’entrainer, ils n’ont pas jouer le match juste avant la trêve, donc pour eux c’était encore plus difficile que pour nous au niveau reprise, mais je suis content car les gros, ils ont a fait ce qu’il fallait. Devant ils nous ont pris au combat mais derrière on a fait les meilleures actions et en fait tout le travail qu’on a fait depuis la rentrée on l’a gagné sur le terrain. "
Le film du match

- Laurent Courbu donne le coup d’envoi du match sous les yeux de Laurent Marti
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
C’est la CCI de Bordeaux qui est le sponsor du match, son président Laurent Courbu donne donc le coup d’envoi et aussitôt l’arbitre libère les 2 équipes. Le LOU engage par le pied de Sadourny qui envoie directement en touche et sur la mêlée qui suit la balle parvient à Martin Jagr qui perce et qui redonne à l’intérieur à Laurent Ferrères qui file à l’essai. Pierre-Henri Vermis transforme et dès la 2ème minute l’Union mène 7 à 0. Les Lyonnais sont cueillis à froid dans le froid ambiant, le thermomètre indiquant quelques modestes degrés au dessous de zéro. On sent que l’Union maitrise son sujet dès les premières minutes avec l’excellent jeu au pied de l’ouvreur Jaco Van Schalkwyk, mais Lyon ne l’entend pas de cette oreille et suite à une faute au sol, c’est l’arrière Pierre-Yves Montagnat qui réduit le score de 38 m face aux poteaux. L’Union ne mène plus que 7 à 3 à la 5ème minute. L’ouvreur de l’Union en confiance tente un drop à la 9 ème minute, mais sans succès. Les bordelo-béglais envoie du jeu devant et derrière entre groupé pénétrant et attaque au large, ils dominent mais la défense Lyonnaise est hermétique et rien ne passe face a cette équipe qui fait penser à une équipe anglaise par sa pugnacité et son côté truqueur dans les phases au sol, bien aidé en cela par l’arbitre. C’est encore sur une faute Unioniste à la touche que Pierre-Yves Montagnat rapproche son équipe à un point à la 26ème minute.
Deux minutes après Laurent Ferrères tente de redonner de l’air par un drop de 50 m, mais la tentative échoue. Le scénario reste inchangé, l’Union envoie du jeu mais s’enlise et ne parvient pas à concrétiser pour en arriver à la 40ème minute avec la pénalité refusée à Jaco Van Schalkwyk qui attire les sifflets du public et cristallise la fureur de celui-ci contre un arbitrage qu’il juge très médiocre.
C’est l’Union qui procède au coup d’envoi de cette deuxième mi-temps et on sent bien que Lyon veut mettre les choses au point et démarre "tambour battant". C’est une équipe entreprenante qui est revenue sur le terrain et qui contraint l’Union à la défensive. La qualité du jeu de l’ouvreur Jaco Van Schalkwyk s’en ressent et il est remplacé par Raphaël Lagarde, qui donne un peu d’air à son équipe qui est sous pression depuis de nombreuses minutes. Particulièrement à la 60ème minute ou il trans forme une tentative de 40 m en coin et il récidive 4 minutes après toujours de 40 m, mais en meilleure position. L’Union mène alors 13 à 6, mais le public n’est pas rassuré sur la suite des événements tant les Lyonnais ont la maitrise du ballon. Dans leur volonté de revenir au score rapidement les Lyonnais gâchent de nombreuses occasions. C’est seulement à la 70ème minute que Lyon parvient à réduire le score sur pénalité par Romain Loursac qui a pris le poste d’ouvreur et revient à 13 à 9. Il reste 10 minutes à jouer et on sent bien que le public est inquiet,
car par le passé l’Union a perdu des matchs dans les cinq dernières minutes. Contre toute attente c’est l’Union qui finit le match en trombe, avec le contre sur interception de Vungakoto Lilo à la 76ème minute qui file seul à l’essai et l’essai du bonus à la 80+1 par Mathieu Badel alors que la sirène a retentit, mais que l’action n’est pas terminée. Raphaël Lagarde ajoute la transformation et l’arbitre siffle la fin du match sur le score de 27 à 9.
Bilan
L’Union est huitième avec 40 points juste derrière La Rochelle et Pau qui affiche le même nombre de match. Narbonne le prochain adversaire à domicile est quatrième avec 45 points. C’est un bon début de match retour. Pour Marc Delpoux, " La première mi-temps, c’est ce que j’ai dit aux joueurs : si on perd aujourd’hui c’est à désespérer du rugby, ils (les lyonnais) n’avaient pas fait de lancement, ils n’avaient pas de ballon, ils étaient acculés et on rentre à 7 à 6 pour nous, c’est peu, la domination est trop importante pour rentrer avec aussi peu ! En deuxième mi-temps il y a 35 minutes ou on joue sans tête, on n’arrive pas à se calmer, à se poser, on n’arrive pas à remettre la main sur les phases de jeu que l’on faisait au début du match. Aujourd’hui on récupère un point par rapport à Grenoble pour notre tableau de marche. On prend les matchs comme ils viennent et on les prépare pour les gagner comme ce sera pour Auch, pour Narbonne et on verra. "
A la question : La touche s’est-elle améliorée ?
, Marc Delpoux répond avec humilité, en défendant ses joueurs : "C’est aussi à nous les entraineurs a trouver des solutions tactiques pour être moins mauvais quand on n’a pas été bon la semaine avant. C’est la première semaine ou on travaille la défense en touche parce que j’ai assez de monde pour travailler la défense en touche. Depuis le début de la saison on était 6, 4 qui sautent et en face vous en avez pas ! Mais cette semaine on a exagérément travaillé la défense en touche et on a des résultats. "

















