C’est après avoir observer une minute de silence à la mémoire du stadier Michel Lopez que M. Bessot siffle le coup d’envoi.
Fort de sa seconde place après la première journée, Aurillac pensait surement pouvoir accrocher une seconde victoire à son palmarès, mais c’était sans compter sur l’orgueil blessé des Unionistes.
D’entrée de jeu l’Union fait le forcing pour imposer sa manière et particulièrement à la touche ou elle met son adversaire à la peine. Pour Marc Delpoux :« On a gagné le combat qu’on n’avait pas gagné la dernière fois. Le travail de Jeudi a payé ». Dans le jeu ouvert aussi l’Union montre des intentions et la vivacité d’Heini Adams à la mêlée, avec ses passes millimétrées permet des lancements de jeu intéressants, mais on sent que Frazer ne prend pas de risques et abuse un peu de son excellent pied droit pendant les 30 premières minutes. Dommage car on sentait que la cavalerie avait des fourmis dans les jambes, c’est d’autant plus dommage qu’Aurillac évolue à 14 à partir de la 18ème minute, avec le n° 13 qui va se reposer 10 minutes sur carton jaune.
On ne sent pas une équipe joueuse peut être à cause de la consigne de ne pas jouer tous les ballons, alors qu’elle en a les moyens avec les déboulés de Jagr et de Lilo aux ailes et la mi-temps survient avec un score de parité avec 3 pénalités de Frazer contre 3 pénalité de Petijean.
La deuxième mi-temps démarre et immédiatement Aurillac met la pression sur l’Union en faisant donner ses avants. C’est alors que, sur un coup de pied de défense de l’Union pour se dégager, Lilo qui a bien suivi, subtilise la balle au dernier défenseur et s’en va aplatir derrière la ligne. Frazer transforme et l’Union se donne de l’air. Aurillac a pris un coup au moral et on sent bien que si l’Union emballe le match, elle peut faire la différence, mais la peur de sur-jouer retient les intentions. On va ainsi assister a une fin de match crispante ou Frazer après avoir échoué dans plusieurs tentatives est remplacé à l’ouverture par Camille Lopez.
Les buteurs vont faire jeu égal avec 2 réussites de chaque côté et le score s’établit à 22 à 15 pour l’Union au coup de sifflet final. On peut retenir sur cette partie un énorme Hugh Chalmers, un tonitruant Ole Avei, Martin Jagr et Vungakoto Lilo très en jambes avec aussi Laurent Ferrères.L’ensemble de l’effectif est très intéressant et de qualité car on n’a pas encore vu tout le monde sur le terrain, en particulier Julien Rey et l’australien Purll. Quand on questionne Marc Delpoux sur le recrutement :« Le meilleur recrutement c’est d’avoir conservé Rafaël Carballo. »
Maintenant l’Union doit aligner 2 déplacements consécutifs à Oyonnax qui pointe à la cinquième place et à Grenoble qui pour l’instant ne compte aucune victoire. Albi caracole en tête avec 9 points, mais derrière la lutte va être très ouverte. L’Union occupe la 7ème place.



















