Des hommes, des femmes, en proie à leurs propres contradictions se sont exprimés soit directement, soit par des porte-parole ou médias interposés.
A gauche comme à droite, le centre étant plus mouvant, il me faut citer ceux qui ont occupé le haut du pavé, par des propos qui relèvent plutôt, du bas du fossé.
En premier lieu, Rachida Dati qui défend son pré carré, bien que parachutée en 2008 dans sa circonscription du XII ème arrondissement de Paris et attaquant frontalement le 1er ministre François Fillon qui, sans l’avouer ouvertement, ne cache pas ses ambitions pour devenir Maire de la capitale.
Bertrand Delanoë, le bien nommé, qui s’offusque que Cécile Duflot puisse venir piétiner les plates-bandes des parisiens, qui pourtant, deviendraient plus vertes. Crime de lèse-majesté pour ce chantre de la doctrine des non parachutage, alors que lui-même, avant de partir à la conquête de Paris, postula dans la cité des papes à Avignon en 1985.
Ce qui réunit Rachida et Bertrand : leurs propos dénonçant « ces méthodes anciennes » dixit, et que dire de sa seigneurie Lang, exilé de Paris, après Blois qu’il conquit en hussard, s’est replié sur Boulogne-sur-Mer, sacré Jack !
Je ne peux passer sous silence, telles les filles de La Rochelle , la candidature pour la députation de Ségolène la conquérante de la citadelle, fidèle à ses principes républicains, agissant à la royale, en toute plénitude !
En quelque sorte suivant le vieil adage « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais », que ce soit d’un côté ou de l’autre, il faudrait s’en accommoder, surtout si vous occupez une place de choix dans la hiérarchie des partis politiques.
On ne peut cependant pas prononcer balle au centre, même si François Bayrou a pratiquement confirmé, pour la 3ème fois sa candidature à la présidentielle, coupant ainsi l’herbe sous les pieds d’Hervé Morin qui l’annonce aujourd’hui !
Un candidat s’ajoute qui devra toutefois, recueillir les 500 signatures nécessaires pour enregistrer le droit de postuler à se présenter.
Ainsi, le feuilleton à la course aux élections au poste suprême ne fait que démarrer et soyons convaincus qu’il nous réservera encore beaucoup de surprise, de suspens, de contradictions à venir !
Je citerai pour compléter ces propos d’ Alphonse Karr :
« les couleurs politiques sont comme les couleurs de peintre, elles n’ont qu’une surface mince et cachent toutes la même toile ».















