La ligne d’horizon si bleue sur nos océans et mers habituellement, se noircit régulièrement lorsque l’or noir coûte si cher, entravant ainsi l’activité de nos chers marins qui, à bord de leurs chalutiers, ne pourront bientôt plus aller chercher et pêcher ce beau et bon poisson. A noter que celui-là devient un produit quasiment de luxe et risque d’être tés vite absent de nos étals. Tel un nageur égaré ou prêt à se noyer, le pêcheur crie à l’aide, à l’aide ! Celle de l’état français, malgré des promesses ministérielles, semble tarder à venir. Les risques sont grands pour accroître le nombre de chômeurs de notre pays qui n’a pas besoin de cela, mais voilà , les voiles ne sont plus là , elles ont été remplacées par des moteurs puissants consommateurs de carburant : toujours plus vite, toujours plus loin, qui se sont substitués, au fil des années, à la pêche traditionnelle où nos pêcheurs vendaient sur la plage même, le fruit de leur laborieux travail.
La commercialisation de ces poissons doit s’effectuer vite, très vite : les mareyeurs y veillent et sur les marchés tel qu’à rungis, les restaurateurs de la capitale viennent s’approvisionner à volonté. L’écart entre le prix à la vente pour le consommateur et celui payé au pêcheur est très élevé. Certes, les pêcheurs ont le droit de dénoncer cette situation de plus en plus difficile à gérer, de râler,de manifester. Mais, comme le dit le proverbe : tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse, trop de manifestations, avec des revendications reconnues légitimes risquent de les mener à boire la tasse jusqu’à la lie.
C’est vrai, même si les dimensions des mailles des filets font l’objet désormais, de textes européens, ne favorisant par leur activité. Attention, à force de tirer sur la corde, même par péché d’orgueil, in fine, se sont les poissons qui un jour, manqueront.
S’il fallait tirer une leçon de morale de cette situation : comme tout le monde le sait : petit poisson deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie, mais grand pêcheur tu seras, tant que la mer te portera et que le ciel t’aidera !
Souhaitons que l’on voit encore et longtemps sur nos tables, poissons et crustacés venant agrémenter nos mets, sans vague à l’âme, et que nous puissions déguster ces plats délectables, en pensant aux pêcheurs qui contre vents et marées, exercent un si beau métier.














