Ce nouvau franchissement de la Garonne, sujet de tant de polémiques entre recours administratifs

- Nicolas Florian, Alain Juppé, Vincent Feltesse, Catherine Veyssy représentant Alain Rousset, Philippe Madrelle et Chantal Bourragué
- Photo Bordeaux Actu - Mireille Rajoely
et avis du patrimoine mondial UNESCO, va enfin voir le jour. Pour l’instant, ce sont des images de synthèse qui en sont livrées car, dans un premier temps, l’essentiel du chantier ne se situe pas sur le fleuve mais simplement en bordure du fleuve.
Simulation laser pour les élus et visites pour le grand public
Pour donner le coup d’envoi officiel, Alain Juppé, maire de Bordeaux, Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde et Catherine Veyssy, représentante d’Alain Rousset pour le Conseil Régional d’Aquitaine ainsi que de nombreux élus communautaires avaient donné rendez-vous a un large public pour marquer l’événement. Après les discours d’usage, un rayon laser et un feu d’artifice ont animé l’événement. Un site d’observation des travaux du pont, mis en place sur la terrasse de Cap Sciences, a reçu la visite intéressée des élus, et même largement ouvert au public. Comme, d’ailleurs, sont en projet des visites de chantier sur site pour le public.
Le chantier décrit ici, étape après étape
Le début du chantier se déroule plus particulièrement à Bassens, où les éléments de base du pont sont en train d’être fabriqués. Il est lancé pour 3 ans depuis 2 mois, avec un phasage précis. Pour ce qui est de la construction de l’ouvrage, les piliers seront érigés sur une base qui sera fixée au fond du fleuve par 20 pieux de 6mètres de diamètre en béton coulé et chaque pilier sera protégé en amont et en aval par des ilots de protections.

- Au premier plan le socle des piliers rive droite et les socles des 2 ilots de protection derrière
- Photo Bordeaux Actu - Bernard Lamarque
Ce sont ces pièces qui sont en construction dans le bassin de radoub du port de Bassens. Actuellement, ce sont les structures rive droite qui sont en construction. Elles seront immergés en mai prochain, selon le programme après avoir été amenées sur site par flottaison, puis on passera à la construction des éléments rive gauche.
Une fois les piliers construits, il faudra installer le tablier mobile de 2 700 tonnes. Chaque élément possédera une jupe de 10 mètres de haut afin de pouvoir travaillé hors d’eau sur le fond du fleuve pour ériger les 4 piliers support. Pour l’instant, le chantier occupe 40 personnes à Bassens et 50 personnes quai de Brazza, rive droite à Bordeaux-Bastide.
L’ensemble de l’ouvrage représentera donc 500 000 heures de travail pour un coût de 150 millions d’euros, selon les études des experts missionnés par la Cub et votées récemment en Conseil communautaires. Enfin Bordeaux pourra désengorger les bouchons fréquents des quais rive gauche et fluidifier le trafic, particulièrement le vendredi après-midi. Plus que 2 ans d’attente...














