Les retraites, en première ligne tout au long de la semaine, par la concertation avec les représentants syndicaux reçus par le nouveau ministre du travail Eric Woerth, devraient faire l’objet d’un nouveau projet de loi en juillet de cette année.
Problème récurrent s’il en est, tant les Français, dans leur ensemble, sont très attachés à leurs avantages acquis et conquis au fil du temps par leurs aînés.
Mais voilà , la conjoncture économique n’est plus la même, la durée de vie s’est améliorée, la pénabilité du travail, elle aussi ,au cœur des débats, a évolué, en un mot les données objectives ne sont plus celles du passé.
Plus que jamais, il semble bien que ce soit également une question de solidarité entre les générations qui devrait primer afin, d’une part de sauvegarder le système existant et d’autre part, aboutir à une plus grande équité entre les différents types de régimes en vigueur dans notre pays.
Certainement que l’équation à résoudre est délicate tant les différents systèmes sont imbriqués, sachant que l’assurance chômage vient compliquer le régime concerné par l’assurance vieillesse.
Deux phénomènes se conjuguent par l’allongement de l’espérance de vie et l’accroissement de notre démographie qui ne feront qu’accroître le déficit du système actuel qui pourrait frôler les 40 millards en 2015 et atteindre 45 millards en 2020.
Il est donc impérieux d’agir, de prendre des dispositions rapidement qui n’obèrent pas l’avenir du système et ne pénalisent pas complètement les générations à venir.
Le débat du différentiel entre les retraites du secteur public et le secteur privé ne semble plus trop d’actualité, quant aux régimes spéciaux feront-ils l’objet de mesures particulières plus adaptées au contexte économique ambiant, la balle est dans le camp du gouvernement !
Alors, attendons les propositions du ministre et les débats qui ne manqueront pas de se manifester au sein du parlement, sachant que la situation ne peut demeurer en l’état, qu’une évolution est nécessaire voire inéluctable, les semaines à venir seront donc décisives pour la réforme des retraites à laquelle personne ne peut rester indifférent.
Bien sûr, l’idéal résiderait dans une solidarité accrue entre les régimes existantes et les générations. Pour terminer ces propos, je citerai Confucius, car il y a lieu encore de rêver un peu :
« En effet, si le partage est égal, il n’y aura plus de pauvres ».















