Après avoir rappelé son parcours politique qui a débuté en 1973 à la demande de François Mitterrand, il précise qu’il ne souhaite pas reprendre de responsabilité au PS dont il a été Premier Secrétaire pendant un peu plus d’un an. Il apprécie peu la messe de « La Rochelle » et quand Alain Ribet lui pose la question « Vous êtes proche de qui au PS ? », il répond : « de Jean Jaures ». Pour les régionales, il fera campagne auprès d’Alain Rousset qu’il juge comme un bon président de région, mais il regrette que celui-ci soit un peu trop technique et pas assez politique.
Et quand on lui parle de l’opposition dans les Landes, il répond que sur 30 conseillers généraux, il y en a 3 qui forment l’opposition (un ratio légèrement supérieur à celui de Philippe Madrelle). Sur la réforme Balladur il a un avis très politique et il est très inquiet car celle-ci risque de couper les élus des responsabilités qu’ils doivent assumer. Il rappelle que la rémunération des élus c’est 0,08% du budget des collectivités locales car en général les élus exercent une profession ou ont un emploi. Pour gérer le RSA, il y a des services mais pour aller chercher des entreprises et densifier le tissu économique se sont les élus qui doivent « mouiller la chemise » et il prend l’exemple des laminoirs de Tarnos.
Il s’inquiète aussi du rapport de l’Etat aux collectivités locales, car l’Etat doit de plus en plus d’argent aux collectivités locales, pour son département c’est 11 milliards d’euros et en terme budgétaire pour son département avec les retombées de la crise, il envisage une année blanche (sans investissement) car la dette gonfle vite si on n’y prête pas attention. Il est d’autant plus inquiet que les collectivités locales c’est 70% de l’investissement, et il demande d’en finir avec les financement croisés ou l’Etat n’honore pas ses engagements.
Et pour finir en beauté sur ce vent de liberté qui l’anime en permanence, en ce qui concerne le terminal du Verdon, Henri Emmanuelli pense que la non implantation de ce terminal est une grosse erreur qui pénalise économiquement l’Aquitaine.

















