Didier Migaud, Michel Charasse, Jérôme Cahuzac ont été promus à des postes importants d’Institutions de notre pays.
Didier Migaud, député socialiste, Président de la commission des finances à l’Assemblée Nationale siègera désormais à la Cour des Comptes en tant que 1er Président, poste laissé vacant depuis le décès de Philippe Seguin. Ainsi, à 57 ans , cet homme affable, compétent, reconnu par ses pairs fera certainement autorité dans cette instance. Il devra poursuivre l’action entreprise par son illustre prédécesseur en confortant l’indépendance de la Cour des Comptes et contribuer à apaiser le climat de craintes des 320 magistrats qui composent les Chambres Régionales des Comptes.
A ne pas douter que Didier Migaud s’emploiera à mener à bien sa tâche par son travail, sa discrétion, sa détermination.
Michel Charasse, personne relativement emblématique du microcosme politique, débarqué du parti socialiste en Mai 2008, Maire de Puy-Guillaume en Puy-de-dôme, militant de la SFIO dès ses 21 ans, très proche de François Mitterrand voire confident privilégié, ancien ministre, va quitter le Sénat pour siéger au Conseil Constitutionnel aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac.
Une ouverture qui dérange certains, qui l’eut cru, il ya quelques années seulement, compte tenu de la personnalité truculente du promu qui nous a habitués aux formulations souvent à l’emporte-pièce.
Jérôme Cahuzac, issu de notre région, député-maire de Villeneuve-sur-lot, né à Talence il y a 58 ans, chirurgien, élu pour la 1ère fois député en juin 1997, adhérent du PS dont le parcours politique relativement récent, après avoir participé au cabinet de Claude Evin, ministre des affaires sociales, a été réélu, après avoir battu son adversaire Jean-Louis Bruguière parachuté dans sa circonscription, aux dernières élections à la députation.
Gageons que cet homme d’une certaine prestance, s’exprimant sans note, avec précision et netteté, sera reprendre le flambeau de Didier Migaud à la présidence de la prestigieuse commission des finances de l’assemblée des députés.
Ainsi, va la vie politique de notre douce France avec la nomination de 3 parlementaires appartenant à des partis d’opposition, à l’image des personnages de la pièce de théâtre de Luigi Pirandello qui eux, étaient 6, en quête d’auteur ; gageons que nos 3 promus auront à cœur de prendre la hauteur qui sied aux nouvelles fonctions qui leur échoient et qui les amèneront à être encore plus souvent sous les feux de la rampe.
Le Président Nicolas Sarkozy a déclaré le 31 janvier 2007 lors d’une interview : « Je suis contre l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, pour le mérite, la juste récompense des efforts de chacun et la promotion sociale ».
Par ces nominations, n’assistons-nous pas à l’illustration de ce vouloir ?
Voltaire disait :« Qu’il n’y a point de hasard », alors qu’Esope écrivait :« Qu’on ne peut rien changer à son destin ».














