Elections régionales, aux dernières nouvelles, peu de surprise n’est apparue au fil des semaines.
En tête du hit-parade, le Languedoc-Roussillon où l’ancien Maire de Montpellier, Président de la Région, secoue le cocotier à grands coups d’effets médiatiques, les journalistes se prêtant très volontiers à ce petit jeu favorable aux audiences. Georges Frêche trouvera sur sa route Madame la Maire de Montpellier qu’il a contribué à mettre le pied à l’étrier alors qu’elle est présentée par les instances officielles du parti socialiste.
En Gironde, c’est le nom de Marouane Chamakh qui a créé la surprise de le voir figurer sur la liste du Modem conduite par Jean Lassalle qui n’a pas caché, là aussi, le coup médiatique, même si la 13ème position ne lui laisse peu de chance d’être élu, la politique serait-elle un sport comme un autre !
Mais l’important réside-t-il dans ces deux exemples quelque peu emblématiques ? certainement pas, comme toute élection qui se respecte, celle-là sera l’heure d’un bilan pour le gouvernement, sans exclure les effets d’annonces pour les mandatures régionales à venir.
Parions qu’aux soirs du 14 et surtout du 21 Mars , notre pays comptera autant , sinon plus de régions voire toutes à gauche, à moins de surprises de dernière minute. Attendons-nous, comme à l’accoutumée, à entendre les leaders des partis annonçant leurs scores, en constatant région par région, qu’ ils ont, tous ou presque, amélioré leurs résultats et gagné des voix sur les précédents scrutins. Combien de ministres engagés, certains contre leur gré, se retrouveront à présider l’institution régionale ?
Ainsi, va la machine France, le gouvernement semble comme handicapé par la mise en œuvre de nombreuses réformes annoncées par le chef de l’ état, certainement souhaitables, mais souvent déconcertantes voire déroutantes car trop rapides, sans trop se soucier des retombées individuelles et collectives.
Y-aura-t-il pour ce test des élections régionales, une participation suffisamment élevée pour être significative ; en vérité il le faudrait, car l’inverse serait révélateur des inquiétudes légitimes de nos concitoyens dont certains connaissent des difficultés et même un grand désarroi face à des situations économiques et sociales qui perdurent.
Alors « vaille que vaille », nos politiques, ministres, présidents de régions battent la campagne à grands renforts de réunions, de meetings, afin de convaincre que leurs programmes sont les plus adaptés, les meilleurs et qu’ils sont les mieux placés pour défendre les intérêts de leurs électeurs.
En attendant l’échéance prochaine, consolons-nous des quelques médailles : 7 à ce jour décernées à Vancouver aux sportifs français participant aux jeux olympiques et pas toujours à ceux que l’on attendait. Ainsi, on ne sait jamais ce que peut réserver les votes en politique, comme en sport, quel sera le score final, il ne faut pas jeter le manche avant la cognée !
Ernest Renan disait :« Ce ne sont pas ceux qui savent le mieux parler qui ont les meilleures choses à dire ». Affaire à suivre !














