A vous de juger sans condamner : Arlette Chabot, ce jeudi dernier, avait, pour son émission, convié Eric Besson, ministre de l’intégration à en débattre, avec Marine Le Pen et Vincent Peillon, l’absent de dernière minute.
Que dire de cette soirée télévisée qui semblait bien décalée par rapport au séisme qui s’est abattu sur Haïti où des dizaines de milliers de morts et disparus aurait pu faire l’objet d’une émission spéciale et d’un appel à la générosité nationale voire internationale.
Et bien non, ce qui, pour certains pourraient apparaître comme un non évènement, peut laisser un goût amer aux téléspectateurs qui auraient pu comparer les positions d’un eurodéputé du parti socialiste, face à un de ses anciens colistiers devenu ministre, d’un Président d’un parti adverse.
Ce que l’on constate, dans cette affaire, est que le ministre et Marine Le Pen ont tenu la vedette pendant la durée de l’émission.
Par cette décision de dernière minute de Vincent Peillon qui lui appartient, position, que l’on peut qualifier de la chaise vide, apparaît surprenante dans la forme car il s’était engagé à être présent et participant à part entière. Certes, à l’image d’une émission passée, il aurait pu quitter le plateau comme ce fut le cas de l’écrivain Bernard Clavel avec cette phrase :" Messieurs les censeurs, bonsoir".
En l’occurrence, cette fois, n’est-ce pas le député qui s’est lui-même censuré, en plaçant la directrice générale adjointe de l’information devant une difficulté qu’elle a dû surmonter. Signe révélateur de notre époque où même le respect de la parole donnée n’est plus de mise.
Cet incident, au vu de tout le monde peut être aussi interprété tel un coup médiatique, dénoncé par quelques uns de ses amis politiques mais qui peut laisser des traces pour sa carrière et son avenir.
Alors, faut-il attacher plus d’importance que cela le mérite, par rapport aux drames de la planète, ou être assimilé à une tempête dans un verre d’eau. Ces débats sur l’identité nationale peuvent occulter d’autres sujets, domaines préoccupants pour nos concitoyens concernant leur travail, leur retraite, leur santé.
Ramenons cet incident que je qualifierais de non évènement en laissant à Monsieur Vincent Peillon toute la responsabilité de sa décision et ayons des pensées solidaires, affectueuses, pour tous les sinistrés haïtiens, leurs familles qui pleurent leurs disparus, blessées à vie, avec tout un pays à reconstruire dans la dignité.
Ainsi le peuple Haïtien meurtri devra avoir le courage de surmonter ces épreuves douloureuses, aider par la solidarité internationale qui se manisfeste, oublions l’attitude de Vincent Piellon qui n’engage que lui-même, en se remémorant cette phrase de Victor Hugo :" Il ya des gens qui observent les règles d’honneur, comme on observe les étoiles, de très loin ".






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