Depuis plus de trois mois, étudiants et enseignants chercheurs luttent contre les possibles dérives de la loi LRU relative aux libertés et responsabilités des universités.

- Le comité de mobilisation de Bordeaux 3 réunii « hors les murs » place Pey Berland mardi 19 mai 2009
- PHOTO BORDEAUX ACTU - JONATHAN BENETEAU
A l’université Bordeaux 3, s’est constitué un véritable comité de mobilisation, prêt à repousser les examens vaille que vaille, tant que Valérie Pécresse et son ministère ne soient pas décidés à faire marche arrière sur leurs projets de réforme. Malgré tout, ces étudiants prennent conscience de l’importance de continuer leur formation dans leur filière respective tout en continuant la lutte. C’est dans cet esprit qu’a d’ailleurs été votée la motion A lundi 11 mai dernier. Pour 4440 votants, 2428 ont choisi la motion A (soit 57%) pour « une reprise des activités pédagogiques » en parallèle aux actions militantes.
« Ce n’est donc pas une reprise de cours en tant que telle » explique Jelena Rose, enseignante en littérature française. Réunie avec quelques uns de ses collègues et aux côtés des étudiants ce mardi 19 mai place Pey Berland, Jelena Rose insiste sur le travail réflexion prôné par chacun. « ça ne sert à rien de vouloir bâcler le travail dans les trois semaines restantes ». L’objectif de la journée, comme celui des semaines à venir, c’est bien entendu d’attirer l’attention des politiques, mais d’adopter une démarche scientifique de raisonnement.

- Jelena Rose enseigne la littérature française, Françoise Bonnet enseigne l’anglais, et toutes deux militent contre la loi LRU
- PHOTO BORDEAUX ACTU - JONATHAN BENETEAU
Florian, étudiant en licence 3 d’espagnol, et chargé des relations presse au comité de mobilisation de Bordeaux 3 annonce le programme : « on a prévu de développer des réflexions (et non des cours magistraux) autour de thématiques transversales : Pourquoi lire les classiques, l’esclavage et le cannibalisme chez les anciens, à quoi servent les sciences humaines ? »
Et dans cet esprit d’instruction en dehors du cadre formel de l’université, mercredi et vendredi après-midi seront voués au débat.
Une forme alternative à l’enseignement serait-elle en marche ?














