Barack Obama est donc le 44ème Président des Etats-Unis à 47 ans, élu avec une majorité confortable qui se traduit tant au sénat qu’à la chambre des représentants de ce pays.
Beaucoup d’émotion à l’annonce des résultats ; une évolution qui peut changer la face du monde, beaucoup d’attente du peuple américain qui connaît une crise sans précédent. Un noir, je préfère écrire un homme de couleur noire à la maison blanche : du jamais vu, qui aurait pu l’imaginer il y a quelques années encore. Signe des temps, certainement, mais homme de couleur ou pas, le futur Président qui ne prendra ses fonctions officiellement que le 20 janvier, aura en charge la conduite de la politique de ce grand pays.
Il sera confronté aux défis de ce début de siècle, tant au plan national qu’international. Il devra s’entourer de conseillers très compétents et aguerris, afin de trouver et d’appliquer des solutions adaptées aux problèmes actuels, persistants, délicats et difficiles.
Pour l’instant, l’image du futur Président est positive, entouré de son épouse, la future first lady, au prénom que les beatles ont si bien chanté : Michelle ’ je t’aime ’, et de ses deux filles propulsées, malgré elles, au 1er plan médiatique, comme famille modèle telle que l’aiment les américains. Personnellement, j’ai aimé ce mercredi à 6 heures du matin, les paroles distillées, sans papier sous les yeux, en direct, pendant 17 minutes, de Barack Obama, et sans tomber dans l’obamania (quel vilain néologisme). En effet, des propos simples, compréhensifs par tous, dixit : « Le changement arrive aux Etats-Unis », des remerciements à toute sa famille réunie, et ces mots, en direction des électeurs : « cette victoire vous appartient, je ne l’oublierai pas ; Je m’engage à toujours être honnête, à vous écouter, tout en étant conscient des difficultés qui vont se présenter ».
La conjoncture mondiale permettra-t-elle à Obama de réaliser un rêve, alors qu’il va être confronté aux tristes réalités concrètes quotidiennes, aux préoccupations de ses compatriotes et à une configuration internationale complexe.
Souhaitons de la réussite à ce nouveau président, sans trop de désillusions, du courage, de la volonté, il en possède, qu’il fasse peu de déçus, car comme l’écrivait, en son temps, Baudelaire, il représente « une puissance d’espérance ».














