Présentée avant-hier par le Contrôleur général des armées Jacques Roudière et le Général Martial, en charge de la mission pour le ministre de la défense Hervé Morin, opérationnelle à Bordeaux depuis hier, cette structure de reconversion

- Le Général Clément-Bolée, Jacques Roudière, Contrôleur général des armées et le Général Martial
- PHOTO BORDEAUX ACTU - BRUNO MOREL
professionnelle appelée Défense Mobilité concerne tout le territoire national, avec un « pôle intermédiaire » situé à la caserne Carayon-Latour qui va prendre en charge l’Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 9 départements pour 35 000 militaires dont 9 000 gendarmes.
Avec une moyenne d’âge de 33 ans, jeunesse nécessaire pour l’accomplissement des missions opérationnelles et l’organisation du retour vers la vie civile de plus de 30 000 personnes chaque année, l’armée se devait de mettre en place un tel dispositif de reconversion, partie intégrante de la politique de la gestion des ressources humaines du ministère de la défense. Les conjoints et le personnel civil en sont également bénéficiaires, et parmi les militaires, on retrouve 60 % de militaires du rang, 30 % de sous-officiers et 10 % d’officiers. Les secteurs d’activités les plus sollicités sont :
Les transports routiers et la logistique
Les services à la personne
L’énergie
La sécurité
ainsi que la fonction publique (sous réserve de 10 ans d’activité militaire et l’agrément du ministre pour les catégories A, B ou C sur sélection de dossier, ou 4 ans plus l’agrément de l’autorité de l’emploi pour les emplois

- Quelques chefs d’entreprises, partenaires du dispositif, aux côtés du Lieutenant-Colonel Vernis
- PHOTO BORDEAUX ACTU - BRUNO MOREL
réservés sur la base d’un passeport professionnel faisant état des compétences et des acquis de l’expérience professionnelle).
150 chargés de relations avec les entreprises ont ainsi été désignés et formés au sein des armées pour drainer les recrutements des TPE et des PME. L’accompagnement se fera dans un premier temps sur la définition d’un projet réaliste et réalisable, puis sera conseillé et orienté sur des métiers et des offres lui correspondant. Présent sur une centaine de bassins d’emplois, ce dispositif devrait permettre des reconversions efficaces à tous les niveaux d’âges et de compétences : même les officiers généraux à 55 ans profitent d’un taux de reconversion de 60 %. « 14 % sont des femmes car il y a une certaine politique de l’égalité au sein de l’armée » justifie le Contrôleur général. Un dispositif qui vient en complément du Pôle emploi, selon le Général Martial : « Nous leur donnons du savoir-être, et ils vont compléter ensuite avec du savoir-faire. C’est un partenariat ’ gagnant / gagnant ’ ». Et ajoute : « La vraie difficulté, c’est que certains n’ont ni expérience, ni diplôme. Alors comment les raccrocher à un emploi ? » La réponse se trouve donc dans les partenariats avec les entreprises, ces liens tissés qui vont permettre de faciliter l’embauche sur la base de compétences et d’aides de l’Etat au financement de la formation complémentaire éventuellement nécessaire.
L’armée devient donc une porte d’autant plus intéressante qu’elle rassure pour la suite : la carrière post-militaire.
Erratum : le chiffre des 14 % de femmes dans l’armée ne correspond pas à une proportion de reconversion, mais simplement au taux de féminisation des armées.















