Ils ont donc tout gâché, alors que tout se présentait, comme on le dit sous les meilleurs auspices, en présence, pour la 1ère fois, pour une finale de la coupe de la ligue, du président de la république, mais également de ministres, maires, personnalités, d’un public nombreux, enthousiaste.
Les deux équipes, en fin de classement de la 1ére division, étaient prêtes à en découdre sur un terrain plus familier à celle qui recevait et les vingt 1éres minutes furent à l’avantage des parisiens. en effet, les lensois semblaient quelque peu tétanisés, mais résistaient en vain, jusqu’au but de Pauleta le bien nommé, heureux capitaine du Paris-saint-germain. Les parisiens respiraient ! Les lensois égalisaient après la mi-temps, également par leur capitaine. Ils étaient libérés. Puis, minutieusement, la banderole soigneusement dissimulée se déployait sur des gradins, incompréhensible geste d’irresponsables qui ont inscrit des mots grossiers, infamants, blessants, stupides, inutiles ! Comment a-t-on pu en arriver à ce spectacle déplorable, avec toutes les dispositions prises et les contrôles désormais mis en place.
Heureusement, le match se poursuivait sur un bon rythme, et l’on s’orientait vers des prolongations, somme toute, équitable. Mais c’était, hélas, sans compter sur la défaillance humaine des arbitres, et tout basculait quelques secondes avant la fin du match. Des parisiens triomphants, la loi du sport est parfois cruelle, mais il ne s’agit que de sport et le fairplay doit être de mise. Plus facile à dire qu’à tenir !
La fête fut ainsi doublement gâchée : par des supporters qui n’ont pas leur place sur les gradins et des footballeurs lensois et leurs entraîneurs débités, crucifiés moralement.
Des plaintes fondées sont maintenant justement déposées par ceux qui ont été débités, frustrés. les instances responsables politiques, footballistiques en sont saisies, les enquêtes sont ouvertes. mais quel gâchis, dans quel univers vivons-nous ? Tout était réuni pour que ce type de rencontre soit détente, joie et plaisir. Assurons l’héritage de nos manquements à nos fondamentaux, face à une société qui n’aurait ni foi, ni loi. Demandons instamment à nos instances, au plus haut niveau de veiller à ce que de tels faits ne se reproduisent, qu’elles en tirent les enseignements qui s’imposent, ainsi que des sanctions exemplaires.
Souhaitons ardemment que le sport reste le sport, le vrai, qu’il s’affiche à la place qui est la sienne : école d’apprentissage de la vie et du respect d’autrui, que les fautifs soient punis, sanctionnés et que tout continue à tourner rond, comme un ballon.














