Les banques alimentaires se sont récemment ré-organisées (« OTR » : organisation territoriale du réseau) dans le but d’un ré-équilibrage national, où 12 banques des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées regroupent 1 000 tonnes en 2008 dont 300 tonnes pour Bordeaux. La récolte estimée à l’heure actuelle pour 2009 est d’environ 600 tonnes seulement. Tous participent à leur niveau, les collectivités locales, les magasins et les bénévoles, ces derniers ayant réalisé une performance au Bouscat : + 60 % en 2008.
Plus du double de demandes en deux fois moins de temps...

- Gérard Flak, responsable du développement, Jean-Marie Loriot, responsable des approvisionnements, Michel Ballanger, vice-président et responsable de la logistique et Jean-Paul Jauffret, trésorier et responsable de la gestion
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L’organisation bordelaise et girondine reconnaît ne pas communiquer suffisamment sur ses rôles et ses besoins grandissant et qu’il faudrait améliorer l’accueil des collectivités locales et associations. Mais le fond du problème n’est pas vraiment là : « On voit le nombre de demandeurs augmenter de façon inquiétante, la précarité gagne du terrain : de nombreuses associations alertent sur leurs demandes en hausse » explique Gérard Flak, responsable du développement et de la communication. Comme le Pain de l’amitié (+ 150 personnes), le Secours Catholique (+ 130 personnes le vendredi, un « pic jamais atteint »), la Halte 33 (+ 80 personnes le soir)... soit les résultats d’une enquête menée auprès de 10 associations représentant 4 000 bénéficiaires, soit 20 % de l’ensemble des bénéficiaires du département. En plus de cela, une nouvelle population précaire, espagnole et même chinoise (provenant des chantiers finis en Espagne), arriverait en région bordelaise, probablement attirée par les nouvelles dispositions d’urgence mises en place. Au final des comptes, Gérard Flak appui encore plus explicitement cette situation alarmante : « L’évolution a plus que doublé sur une période deux fois plus courte ! »
Action de pression le 29/09 et... mauvaises volontés en Gironde ! Georges Viala, nouveau président de la structure départementale et ses 8 proches

- Georges Viala, président de la banque alimentaire de Bordeaux-Gironde
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conseillers et collaborateurs apportent quelques précisions de choix : « Nous constatons depuis quelques mois des approvisionnements en produits frais plus difficiles et moins réguliers que par le passé <...> Michel Ballanger, vice-président et responsable de la logistique met aussi l’accent sur le grand problème de » la rupture de la chaîne de froid, après l’étape de la banque alimentaire, dans les associations « . Et face à cet ensemble de difficultés, malgré les différentes aides et actions (comme la ’ cuisine mobile ’ que gère Patrick Dumont, responsable du système d’information avec 500 ateliers et 2 200 partenariats, dont un tiers des bénéficiaires sont des enfants pour apprendre à manger sain et reprendre confiance en eux), la banque alimentaire de Bordeaux-Gironde a décidé d’agir un grand coup : » Nous préparons une grande opération nationale qui va consister à ’ saisir ’ les acteurs politiques régionaux (Maire de Bordeaux, Président du Conseil Régional, Conseil Général et CUB, Préfet de Région) au cours d’une soirée publique le 29 septembre 2009. Nous leur présenterons des propositions

- Patrice Quatravaux, secrétaire général, responsable du fonctionnement des instances de gouvernance, Alain Le Leap, responsable des partenariats et Patrick Dumont, responsable du système d’information
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pour contribuer à la réinsertion des personnes en difficulté, de connaître leur politique menée et les moyens qu’ils vont mettre en ouvre « . Mais ce qui reste très grave en Gironde, c’est le peu de solidarité apportées par certaines collectivités locales, des mairies de Gironde en l’occurrence, qui n’offriraient que des montants dérisoires, 110 euros par exemple et justifiant d’une » augmentation de 10 % par rapport à l’an dernier ", presque comme une satisfaction pour le bien communautaire ! Mais une rencontre imminente avec l’association des maires de Gironde devrait aider, espérons-le, à résoudre ce problème.
Idées et solutions, comme dans le Médoc. La lutte contre cette précarité croissante se fait donc au quotidien à la banque alimentaire, sur le « terrain » avec les antennes-relais de distribution et ses bénévoles, mais aussi avec des initiatives de certaines collectivités locales, comme le micro-crédit pour les porteurs de projet, ou encore l’association Agrisud et le

- Jean-Marie Loriot, Patrice Quatravaux, Gérard Flak, Alain Le Leap, Georges Viala, Michel Ballanger ( en partie caché) Jean-Paul Jauffret,Bernard Vignaud et Patrick Dumont
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projet d’Yves Le Codet de sortes de mini-exploitations agricoles dans le Médoc. Et Alain Juppé, maire de Bordeaux, est loin de rester les bras croisés, dans le cadre de son plan action d’urgence, avec le CCAS de la ville : tous réunis hier après-midi à la mairie, les responsables de la banque girondine compris, le maire a confirmé le soutien des services de la ville, notamment à travers le dispositif associatif du Pain de l’Amitié pour la distribution d’été, qui consiste à trouver 10 bénévoles par jour pendant 5 mois (soit 1 500 actions bénévoles au total), entre fin mai et octobre.
















