Après les déclaration de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie demandant de stopper les études de la LGV (ligne à grande vitesse) au Sud de Bayonne, plusieurs acteurs politiques du Sud-Ouest se sont mobilisés afin de faire pression et montrer au gouvernement les enjeux régionaux de cet attendu chantier.
La région se préoccupe. C’est notamment le cas d’Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine qui a adressé deux lettres au Président de la République et au Premier Ministre. Alain Rousset se veut indigné face aux propos de Michèle Alliot-Marie car pour lui « le dossier LGV ne relève en rien du domaine de compétence de la ministre de l’Intérieur ». En effet, un des problèmes concerne le financement de la ligne. Le président de la région considère que les collectivités auraient dues être consultées car elles participent a à hauteur de 1,628 milliard € au financement des études et des travaux de la LGV.
Pressions européennes. Depuis 2003, des décisions ont été prises aux sommets franco-espagnols. La LGV Paris-Tours-Bordeaux-Dax-Vitoria-Madrid est reconnu comme un projet prioritaire pour l’Europe depuis près de 15 ans. Si le projet continue à être remis en cause, les crédits européens qui s’élèvent à hauteur de 700 millions d’euros (15% du financement) risquent d’être perdus.
Les élus ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Dominique Graciet, président de la Chambre régionale d’agriculture d’Aquitaine, Maurice Praud, président de la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat d’Aquitaine et Jean-Marie Berckmans, président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie ont cosigné la lettre envoyé par Alain Rousset au premier ministre, d’autant plus que l’on comptait sur ce projet pour relancer le secteur du BTP.
Des décisions à assumer. Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde, de son côté, attire « l’attention de l’Etat sur l’absolue nécessité qu’il prenne ses responsabilités à l’égard de l’explosion trafic routier qui affectera l’agglomération bordelaise dans les 20 à 30 années prochaines, et dont nul n’imagine sérieusement qu’il puisse être durablement rabattu sur des infrastructures internes à l’agglomération ».


















