La Convention donne la possibilité à 12 entreprises ayant des projets d’investissement très aboutis, de les présenter à des investisseurs. Ces entreprises ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures lancé début octobre. Comment les caractériser ?
L’âge des entreprises sélectionnées est compris entre 3 mois et 6 ans. Plus de la moitié des entreprises sont étrangères. Les domaines d’activités sont :
Instruments optoélectroniques d’analyse de nano-particules
Equipements de transmission innovants pour les télécommunications optiques
Nouveaux lasers à fibre de puissance pour des applications industrielles
Nouveaux lasers à fibre pour des applications médicales
Systèmes d’éclairage intelligents à base de diodes LED
Scanners imageurs pour la réalisation de biopsies
Capteurs intelligents pour l’imagerie
Capteurs et systèmes optiques pour les technologies de l’information et l’impression 3D
Systèmes d’antennes asservies pour les communications optiques
Nouveaux microscopes optiques pour les tests sanguins (hématologie, immunologie, etc.)
Systèmes de marquage par laser dans des matériaux transparents (lutte contre la contrefaçon)
Instruments optiques innovants pour communications à courte distance

Y -a-t-il eu beaucoup de « recalées », parmi les dossiers sérieux s’entend ? Quelles sont les raisons qui font qu’un projet est recalé ?
Il y a eu, comme lors de la précédente édition, 50% de dossiers sélectionnés parmi les bons dossiers. Le Comité de programme a sélectionné les dossiers selon les critères suivants :
Adéquation de l’activité de l’entreprise par rapport au secteur de la photonique Taille et potentiel de croissance du marché cible Originalité de l’application ou du produit Avantages concurrentiels du produit ou de l’application Viabilité du business model Cohérence entre le business plan sur 5 ans et l’investissement recherché Compétences du management
Le processus de sélection a duré 2 mois et chaque dossier reçu a été analysé, dans le respect de la confidentialité, par les 20 experts des domaines de la photonique et du capital investissement du Comité de programme.

Toutes ensemble, les entreprises retenues viennent chercher seulement 25 millions. Est ce que cela contribue vraiment à placer Bordeaux au cœur du financement de la photonique ?
Notre objectif n’est pas de placer Bordeaux au cœur du financement de la photonique mais plutôt de placer Bordeaux sur l’échiquier mondial de la photonique.
En ce qui concerne le montant des capitaux recherchés, il se situe dans la moyenne de ceux sollicités par des entreprises de haute technologie, qui est compris entre 2 et 3 millions d’euros. C’est une moyenne qui dépend fortement de l’âge de l’entreprise, de son besoin en investissement et de la répartition de son capital.

A part sa page d’accueil, le site invest-in-photonics.com est exclusivement en anglais, alors que, par exemple, les grands châteaux bordelais tournés vers l’international déclinent leurs sites en 5 ou 6 langues, dont celles des principaux pays européens, cibles de la prospection lors de l’appel à candidature.
Merci pour votre remarque. Dans le monde de la technologie et de la finance, les échanges internationaux se font en anglais. L’anglais est la langue officielle de la convention Invest in Photonics et un service de traduction vers le français est assuré. Si nous prenons l’exemple de la convention « World of Photonics », organisée tous les 2 ans à Munich, toutes les correspondances sont exclusivement en anglais et le site web de la convention est bilingue anglais/allemand. Nous avons fait des efforts pour la seconde édition d’Invest in Photonics et avons la volonté d’offrir aux participants un site bilingue anglais/français pour les participants dès la 3e édition. Par ailleurs, et en ce qui concerne la presse francophone, Invest in Photonics communique en français. Vous êtes cordialement invité à la conférence de presse le jeudi 18 mars à 8h30 : elle sera en français.

Parlons maintenant des financeurs potentiels. Qui sont-ils ? Relèvent-ils de la grande finances internationale pleine de vilains spéculateurs ?
Il faut faire le distinguo entre les fonds d’investissement et les sociétés de capital-investissement. Ce sont ces derniers qui sont présents à Invest in Photonics et donc en contact direct avec les chefs d’entreprise.
Les fsociétés d’investissements vont-ils découvrir les entreprises et leur dossier d’investissement lors de la convention ou, au contraire vous ont-ils aidés lors de la sélection, ayant chacun leurs « poulains » ?
Les sociétés de capital-investissement découvriront les entreprises sélectionnées en toute confidentialité selon le processus expliqué question 6. Il n’est pas question de « poulains ».
Les investisseurs aquitains sont-ils invités ? Ceux dits « institutionnels » et ceux du privé ? Certains riches contribuables souhaitent convertir leur ISF en investissements innovants, rien qu’en Gironde une centaine de millions d’euros. Qu’avez-vous prévu pour les intéresser aux projets concernant la région ?
Les investisseurs régionaux sont invités et profiteront des informations sur les marchés de la photonique communiquées par des leaders internationaux (les conférenciers) et ils pourront dialoguer avec des investisseurs d’autres régions de l’Europe ou d’Amérique du Nord sur les problématiques communes de financement de l’innovation dans le monde. Invest in Photonics est réellement une plate-forme d’échanges entre les chefs d’entreprise, les décideurs et les investisseurs sur un domaine en pleine expansion. Invest in Photonics est, dans le domaine de la photonique, le seul événement de ce genre.
Merci de toutes ces informations et plein succès à la convention.



















