Bordeaux Actu : Laurent, qu’attendez-vous de vos joueurs mercredi soir, en Ligue des Champions ?
Laurent Blanc : Qu’ils retrouvent un bon état d’esprit, car je crois
que notre mal est là . On a fait une première partie de saison tellement bonne, qu’on s’est donné beaucoup d’avance, mais le hic, c’est qu’on a cru que l’on allait garder cette avance même sans y mettre les ingrédients nécessaires. On ne les a pas mis depuis la trêve, notamment en ce qui concerne l’état d’esprit. Et il en faut un de compétiteurs dans les grandes compétitions. Je pense que les joueurs ont pris conscience qu’il fallait réagir à Monaco, car notre matelas devenait de plus en plus dur. Si on arrive à retrouver ça, on peut atteindre nos objectifs.
Bordeaux Actu : La Ligue des Champions est le cadre rêvé pour rebondir ?
Laurent Blanc : Il est parfait même je dirais ! S’il y a une compétition qui requiert de l’envie, de la motivation, de l’engagement et de la rigueur, c’est la Ligue des Champions. D’ailleurs paradoxalement, l’équipe de Bordeaux a toujours eu le bon état d’esprit dans cette compétition.
Bordeaux Actu : Comment expliquez-vous cela ?
Laurent Blanc : Car en Ligue des Champions, on a fait preuve de beaucoup d’humilité. On sait très bien que dans cette compétition on ne pourra pas lutter sans l’humilité. Cela n’a pas toujours été le cas en championnat.
Bordeaux Actu : Allez-vous chercher à gérer votre but d’avance mercredi soir ?
Laurent Blanc : Non, car je crois que ce serait se tromper. Il va falloir attaquer le match avec l’envie de le gagner. Après il ne faut pas oublier que pour le moment, nous sommes qualifiés et que l’Olympiakos va devoir prendre des risques. Ils seront peut-être plus offensifs qu’à l’aller. À nous d’être solides et de nous lâcher quand on aura le ballon. Retrouver certaines phases de jeu qui ont fait plaisir à notre public en 2009.
Bordeaux Actu : Recevoir au retour est un avantage ?
Laurent Blanc : Oui, même si ce n’est pas tout le temps évident dans les statistiques. Mais à mon avis, c’est une bonne chose. Surtout quand vous avez gagné à l’aller.
















