Ile de Ré et Vendée ont connu une tempête, nommée Xynthia qui a tout dévasté sur son passage.
Ainsi, ce sont des milliers d’hectares qui furent, en quelques heures, inondés, des cultures ravagées, des habitations submergées.
La nature reprendrait-elle ses droits, après des années de non-respect de règles fondamentales, avec des constructions autorisées au-dessous du niveau de la mer. Des eaux dévastatrices d’un océan qui ont été soulevées par la puissance d’un vent passant, au-dessus des digues non suffisamment entretenues, ne pouvant résister à la violence des éléments déchaînés.
Lorsque la nature reprend ce qui lui appartenait jadis, l’île se retrouve dans sa configuration originelle c’est-à -dire en trois parties distinctes. Des dégâts considérables, qui, une fois l’émotion bien légitime constatée, posent plusieurs questions fondamentales concernant les aménagements et les constructions de demeures autorisées, même si beaucoup, sont des résidences secondaires.
Un constat s’impose : c’est toute l’économie d’une région qui est anéantie !
Les habitants payent ainsi un lourd tribu puisqu’on dénombre plus de 50 morts, des pertes de biens inestimables, des femmes et des hommes meurtris à vie.
Il faut aussi rechercher, en dehors des causes naturelles des phénomènes aggravants qui sont ceux de la main de l’homme pour n’avoir pas suffisamment pris en compte la configuration géographique des lieux. En effet, des autorisations de construire hasardeuses, des plans d’occupation des sols inadaptés, un manque de vigilance des autorités concernées qui auraient du s’opposer fermement à une libéralisation et au non-respect de règles d’urbanisme.
Face à ce véritable séisme, l’Etat va devoir assurer ses responsabilités, venir en aide aux habitants, finançant la reconstruction et le renforcement des digues.
Alors, l’heure est aux constats d’un échec, en s’efforçant d’oublier une nuit cauchemardesque, d’envisager des mesures de reconstruction plus appropriées. Ne pas faire ou laisser faire n’importe quoi, n’importe où !
Après les résultats d’une mission d’enquête nécessaire, il conviendra de tirer les enseignements de cette situation, de prévoir un schéma d’aménagement adapté de ce littoral peu banal, de s’y conformer et surtout de ne pas y déroger.
Sachant que La nature reprend toujours ses droits, l’homme doit en être le serviteur mais aussi le maître des futures constructions qu’il entreprendra et réalisera, en tenant compte des contraintes géophysiques, en exerçant une vigilance de tous les instants.
Pendant ces évènements dramatiques, il a pu être contasté et c’est encore heureux, un élan de solidarité exprimé spontanément devant cette espèce de fatalité qui s’est abattue sur nos concitoyens, habitants de ces régions sinistrées.
En effet, un proverbe africain nous enseigne : « que là où on s’aime, il ne fait jamais nuit » et j’ajouterai que la solidarité ne se transmet que par le cœur.















