Copenhague, capitale du Danemark a réuni pendant plusieurs jours des représentants de 193 pays et la venue de 120 chefs d’état afin de rechercher des solutions et un accord sur les méfaits du réchauffement de la planète.
D’après les informations véhiculées par les médias, cette mobilisation, sans précédent, ne serait pas à la hauteur des espérances escomptées. Que de dépenses engagées et de frais de déplacements, y compris en avion, source de pollution afin de se rendre à cette conférence, il faut bien le reconnaître, première du genre.
Le pays choisi est toutefois un symbole dans le domaine de l’écologie : les écoquartiers et l’architecture de haute qualité environnementale sont des exemples prégnants du développement durable alors qu’au plan rural émergent une agriculture biologique et une taxe sur les pesticides. Ces actions s’inscrivent dans une économie de marché et un niveau de vie élevé.
Qui aurait pu imaginer que les responsables des délégations se seraient mis spontanément d’accord sur des mesures à prendre immédiatement et sans préalable des pays industrialisés, ceux émergents, et ceux qui connaissent de plein fouet les conséquences d’une exploitation souvent sans vergogne au nom d’une économie sans scrupule.
Il est bon quelquefois de rêver, mais la triste réalité oblige à constater qu’il ressort de toutes ces tractations, aucun objectif chiffré contraignant à l’horizon 2020 ou 2050, ni de calendrier pour la signature d’un traité, à telle enseigne que les ONG ont dénoncé l’indigence du document présenté. En effet, le texte ne reprend ni l’objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50% d’ici 2050 rejeté par la Chine et l’Inde, ni hélas, l’idée d’une organisation mondiale de l’environnement, âprement défendus par les Européens.
Néanmoins, le président Nicolas Sarkozy a jugé l’accord de Copenhague positif, même s’il n’est pas parfait, puisque la totalité des engagements sera chiffrée au mois de janvier et que rendez-vous est pris dans un an à Mexico pour une conférence internationale sur le climat. Il n’en demeure pas moins qu’un parfum, non pollué, de grande ambition mondiale sur ces sujets laisse un goût d’inachevé : Albert Camus aurait dit : "Mal nommer les choses, c’est rajouter au malheur du monde".
Formons des voeux, en ces périodes propices à de tels espoirs, sur les quelques avancées constatées, même si des progrés doivent s’affirmer afin que cette prise de conscience collective sur l’avenir de la planète puisse aboutir, un jour, à des solutions appropriées s’inscrivant dans des délais raisonnables:en référence à John Fitzgerald Kennedy ayant déclaré : "Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n’ayons jamais peur de négocier".














