
- De gauche à droite : Philippe Veron, architecte, Alain Rousset, président du conseil général, Noël Mamère, maire de Bègles et Vincent Feltesse, directeur de la Cub
- photo Bordeaux Actu - Jérôme Perrot
Paul Trouillot, architecte paysagiste, contemple l’un des panneaux de présentation du futur lycée « zéro énergie » de Bègles, pour lequel la Région a investi pas moins de 60 millions d’euros. « J’avoue, c’est la première fois qu’on travaille sur un lycée d’une si grande taille ! », sourit l’un des vainqueurs de l’appel d’offres pour ce projet. Le terrain est rêvé, passera juste à côté de la future ligne de tram, et pour accélérer les choses, « la Ville a restitué le terrain à la Région, via le promoteur Domofrance », explique le maire de Bègles, Noël Mamère. « Le lycée sera le point de départ d’un nouveau quartier Terre Sud », ajoute-t-il. Un éco-quartier béglais traversé par le tram. Une station, prévue pour septembre 2012, sera placée en bas du lycée de Bègles. La gare, quant à elle - très proche - deviendra « un pôle d’échange TER, Tram et bus ».
Il produit de l’énergie… comme des bacheliers
S’il ne sortira pas de terre avant 2012, « l’événement est de taille », pour M. Mamère, « puisque ce lycée de Bègles, et un autre à Bergerac seront les deux premiers en France construits sur ce modèle ». Derrière le terme simpliste de « zéro énergie », il faut comprendre qu’au final, l’énergie dépensée par l’ensemble des bâtiments, eau comme électricité, été comme hiver, sera « compensée par les capteurs solaires ». « Le solde sera positif », assure Philippe Laville, responsable du bureau d’études thermiques. Bureau qui a longuement étudié la rentabilité de ce bâtiment qui produit de l’énergie… comme des bacheliers. « Le lycée va vendre pour environ 70.000 € d’énergie », avance Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, qui s’y trompe lui-même : « Enfin, ça va dépendre de l’enseignement… euh… de l’ensoleillement. »

- Lors de la présentation de l’éco-lycée béglais, Philippe Laville, responsable du bureau d’études thermiques en charge du projet, a expliqué aux élus et journalistes le fonctionnement du futur établissement.
- photo Bordeaux Actu - Jérôme Perrot
L’énergie verte fait rêver
Le système énergétique du lycée ne sera pas « autonome », contrairement à que ses concepteurs cherchent à dire. Le futur lycée de Bègles fonctionnera bien à l’électricité que lui fournira EDF/GDF. La différence, « c’est que l’établissement aura un compteur qui fonctionnera dans les deux sens », fait remarquer l’un des responsables, l’architecte Philippe Veron. Toutefois, les promesses de l’énergie verte font rêver : des capteurs solaires à eau, hottes à induction, chauffage par plancher solaire, haute isolation au bois… De quoi « diviser les rejets de gaz à effet de serre par 6 », promettent en chœur les maîtres d’œuvre de ce bâtiment éco-responsable.














