Jérôme Bonnell scénariste et réalisateur
Jérôme Bonnell est vraiment un jeune réalisateur puisqu’il n’a que 34 ans et qu’il a débuté ses tournages à 22 ans en cours métrages et le titre du premier était : « Fidèle ». A l’allure très juvénile, jouissant d’une gentillesse naturelle,
il est venu présenter à l’UGC ciné cité de Bordeaux son quatrième long métrage après « Le chignon d’Olga », « Les yeux clairs » et « J’attends quelqu’un ». C’est un réalisateur-scénariste qui reste fidèle et qui travaille avec les gens dans la continuité, comme il est fidèle à son thème de prédilection. Il aime travailler avec les mêmes acteurs et les mêmes techniciens depuis 4 longs métrages, il travaille avec le même directeur de la photographie et le même ingénieur du son. Son domaine d’exploration est consacré aux rapports difficiles d’êtres jeunes marqués par le destin (avec souvent l’absence des parents comme dénominateur commun). Ici, il s’agit des rapports complexes entre un frère et une soeur qui ne pourront trouver leur voie qu’à l’aune d’un drame. La soeur sauvant le frère, acquérant ainsi son billet d’émancipation.
Synopsis
Aurélien et Argine n’ont jamais réussi à se quitter. Frère et soeur, ils vivent ensemble depuis toujours. Aurélien arrondit secrètement leurs fins de mois en fourguant du métal volé. Argine n’y voit que du feu.
Une nuit, survient Simon, complice d’Aurélien. Traqué par la police, il réclame de l’argent et se révèle vite menaçant. Pour Aurélien c’est l’engrenage. Ou la rencontre avec sa propre violence.
Face au public
Pour vous dans un film l’essentiel c’est quoi ?
Jérôme Bonnell : « Pour moi ce qui est essentiel, c’est ce qui se déroule pendant le tournage. J’adore la phase du tournage et j’aime les acteurs. »
D’où vient l’idée du scénario ?
Jérôme Bonnell :« J’avais une envie de polar et d’un personnage coupable me servant d’alibi pour raconter le lien entre le frère et la soeur, c’est souvent par des routes hasardeuses que les choses viennent. »
Comment avez-vous choisi Malik Zidi ?
Jérôme Bonnell : « Je l’avais remarqué dans » Les amitiés maléfiques « de Bourdieu et je lui ai présenté le scénario. On a discuté et vous savez on apprend a se connaître en parlant d’autre chose et tout cela se fait. »
Pourquoi les prénom Argine et Aurélien ?
Jérôme Bonnell : « Argine est le nom de la dame de trèfle. Le rôle d’Argine est un rôle titre, mais n’a pas de sens profond, Argine est l’anagramme de Régina. Le frère et la soeur vont échapper à la justice et vont se séparer. »
Pourquoi Aurélien a gardé le portefeuille ?
Jérôme Bonnell : « Aurélien n’est pas un meurtrier calculateur, il n’y a pas de volonté de supprimer, mais la violence apparait avec ses conséquences, ce qui mène a cette situation. Il ne prévoit pas ce qui pourrait se passer. Les personnages ne sont pas des bandits. C’est une histoire romanesque, tragique et amorale. »
Y a-t’il des difficultés pour un jeune réalisateur ?
Jérôme Bonnell : « Il y a des difficultés économiques et il se fait de plus en plus de films en France, entre 200 et 250, sans compter les films étrangers qui sortent. Les difficultés n’amènent pas a changer les scénari car le scénario est un argument de vente. »
Durée : 1h 40mn
Genre : drame
Production déléguée : Gloria Films Production
Coproduction : Octave Films
Distribution France : Le Pacte


















