Synopsis
La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu’au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l’avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.
Une réalisation de Joann Sfar
Pour ce transfuge de la bande dessinée, formé par la philosophie, c’est son premier film et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il réussit à faire parler de lui, non seulement du film, mais aussi de l’auteur. Ce qu’aime Joann Sfar c’est raconter des histoires de la manière la plus divertissante possible et il en a raconté beaucoup en bandes dessinées. Comme il le confiait dans le film de William Karel réalisé pour Arte, pour lui c’est même une fonction sacerdotale que de raconter des histoires, mais ce qu’il réalise dans ses bandes dessinés ou il est en pleine fiction, est moins facile dans le film où il se trouve enfermé par une réalité. Depuis sa plus tendre enfance ce touche à tout avait envie de faire un film sur Serge Gainsbourg et grâce à Marc du Pontavice, producteur de films d’animation et Président du SPFA (Syndicat des Producteurs Français d’Animation), il va concrétiser son rêve.
Comment espérer une meilleure rencontre entre un dessinateur et un producteur de film d’animation. Marc de Pontavice lui offre de réaliser son film dans la plus grande liberté tout en pensant qu’ils avaient peu de chances pour que cela se fasse, mais quand ils ont présenté le projet aux ayants droits, ceux-ci ont donné leur accord. C’est ainsi qu’est né : Gainsbourg (vie héroïque) un conte de Joann Sfar. Ainsi même dans le titre on trouve cette notion d’histoire merveilleuse, où le personnage central parvient à renverser l’orientation de son destin.
De Gainsbourg à Gainsbarre
Évocation
Paul Brilli et Pierre Benar ont évoqué avant la séance les souvenirs de leur rencontre avec Serge Gainsbourg, car ils avaient eu l’occasion de le rencontrer et particulièrement Paul Brilli qui a rapporté l’anecdote de Gainsbourg sortant son carnet de chèque pour offrir une moto à un motard de son escorte, surprenant ! Pour Pierre Benard il s’agit de la rencontre suite à la programmation d’Equateur dans une salle bordelaise alors qu’il passait en concert ce même jour.
En ce qui concerne l’exposition « Gainsbourg Inside » qui n’était visible que ce mardi, pour Yannick Ribeaut il s’agissait d’un double hommage, car Fulbert Ribeant avait été le majordome de Serge Gainsbourg au 5 bis de la rue de Verneuil.
Le film
Travaillé comme une bande dessiné, et pour cause ! Le film met l’accent sur le rôle des femmes dans sa vie, de sa mère à Bambou sa dernière épouse. Toute sa vie, les femmes ont été le moteur de son inspiration qu’il s’agisse de peinture dans le cadre de sa première recherche ou de musique par la suite. A chaque fracture, à chaque rupture il y a un renvoie à l’enfance, car dès son plus jeune âge il a été fasciné par la femme dans tous les sens du terme. Le rapport au père est plus complexe, mais on peut le traduire comme une revanche, mais aussi comme un remerciement pour lui avoir appris le piano. Joann Sfar nous raconte bel est bien une histoire, dont le prétexte est la vie de Gainsbourg partagée entre lui et sa gueule.
Long-métrage français
Genre : Biopic, Musical
Durée : 2h10 min
Année de production : 2009
Distributeur : Universal Pictures International Franc


















