Synopsis : Lucie arrive à son bureau et découvre, accrochée sous une fenêtre de l’immeuble d’en face, une banderole noire avec écrit : « HOMME SEUL ». Est-ce un gag, un cri du cœur, un appel au secours ? Lucie et ses

- Florence Muller (Lucie) et le réalisateur Bruno Podalydès lors de la conférence de presse
- Photo Bordeaux Actu - Mireille Rajoely
deux collègues s’interrogent et décident de mener leur enquête... A midi, elles piquent-niquent à côté, au « square des Francine ». Là , les amoureux graves, les solitaires enjoués, joueurs de tous âges, tournent autour du joyeux jet d’eau. La ronde continue en face, au magasin « Brico-Dream » où, sous les conseils plus ou moins compétents d’une équipe de vendeurs en sur-effectif, les clients calculent, échafaudent, tendus angoissés, ayant peur de repartir avec des étagères trop courtes, des vis trop longues... A la fin du jour, aurons-nous croisé l’ « homme seul » parmi la multitude de ces personnages affairés ?
Comment a fait Bruno Podalydès pour avoir ce casting ? Il est impossible de regarder ce film et ne pas se poser cette question. A la fin du film, on a l’impression qu’une infinité de personnages sont apparus sur l’écran. Mais qui était qui ? Pour le réalisateur, c’était un risque à prendre et il l’assume et ne s’étonne pas de voir que parfois, juste après avoir vu le film, le spectateur est déjà perdu avec les personnages. "Moi, j’aime mélanger des acteurs que je
connais bien avec d’autres que je ne connais pas <...> la seule difficulté de ce genre de démarches est le calendrier de tournage" explique-t-il en rigolant.
Le sourire, le rire et l’attendrissement. Avec des touches burlesques tout au long du film, « Bancs Publics » peut déclencher des explosions de rire dans la salle de cinéma. Cependant, le démarrage semble long et c’est un sentiment que se poursuit sur les quasi 2 heures du film. Mais derrière une histoire qui met en avant le thème de la solitude urbaine, le film arrive à ne pas noyer le spectateur dans un sentimentalisme négatif. C’est une atmosphère positive, drôle et pleine d’espoir qui fait le film conducteur de ce film. « La vie réelle n’est pas burlesque » explique Bruno Podalydès et cela explique pourquoi malgré son amour pour la comédie, son film doit être pris par une réalité parfois dramatique.
















