Septembre c’est aussi un temps fort pour la mode. Ce sont les Paris Fashion Shows, sept salons réunis dans le vaste Parc des expositions de la Porte de Versailles qui s’intègrent dans Paris capitale de la création.
Une vingtaine d’entreprises d’Aquitaine y participent régulièrement. Petite revue, salon par salon, de ces créateurs fidèles avant de découvrir les nouveaux venus.
Salon du prêt à porter
Le PAPP, comme on dit en abrégé. C’est l’aîné au dynamisme toujours renouvelé, révélant les inflexions de tendances, les suscitant à l’occasion car ce n’est pas seulement de la surface pour exposants mais aussi de nombreuses prestations annexes qui en font le levain de la profession.
L’ensemble est si vaste qu’on le divise en univers, 8 en tout :
Atmosphère’s rendez-vous des créateurs de vêtements qui donnent le ton de la saison, et à coté deux salons pour les accessoires (chaussures, chapeau, bijoux ..), the Box pour les créateurs les plus trendy et Go Easy Accessory réputé plus fantaisie, ce qui est affaire de nuances parfois peu perceptibles,
en témoigne Taffta, qui de Jurançon nous livre une collection de chapeaux des plus trendy.
Créative by un équilibre subtil pour répondre aux goûts de la clientèle tout en les faisant évoluer. On y retrouve régulièrement Betty Boom la marque ferretcapienne qui a conquis Bordeaux et un large marché international, ainsi que Lo !, émanation du bureau de stylisme 1 certain regard.
Shibuya pour les marques vivant leur style en grande autonomie, sorte d’alter ego à Go Magic Fashion dont les participants font le cÅ“ur de la mode internationale. L’Aquitaine y brille avec Havrey, leader pour les vêtements de pluie, le temps nous inspire est sa devise, Coline, implantée en Lot et Garonne, dont la gamme, très diversifiée, joue autour de l’ethnique (depuis 1987 dit son site), bénéficiant d’un prestige certain, et Thalassa, qui, bien que d’Orthez, offre, patronyme oblige, une touche maritime autant pour les hommes que pour les femmes.
So Ethic met en avant le commerce équitable et les produits nature, on y retrouve Sur le dos des filles et son goût des matières environnementales, fils issus du bambou et coton bio. Enfin (pour arriver aux huit annoncés), So Shop, fournitures destinées aux magasins.
Who’s Next et Première Classe
Le Who’s next était, il y a peu années, le petit salon qui monte, orienté streetwear. A force de monter et de se diversifier tout en sauvegardant punch et décontraction, il égale son aîné. Parmi les aquitains, on y retrouve DDP, l’entreprise béglaise dont le dynamisme protéïforme décline deux marques DDP women et Double One. La référence à l’Aquitaine historique comprenant les Charentes, permet de citer le rochelais Bilbaoriginal et ses somptueux polos.
Sans clôture pour le séparer du who’s next, Première Classe se consacre aux accessoires.
Chaussures avec Pare Gabia, landais qui fait référence pour la profession, sans oublier Mexicana certes surtout importateur – du Mexique bien sur – mais tellement intégré à la vie bordelaise.
Sacs avec Tampico en Dordogne. Foulards et écharpes aussi, avec deux leaders. Depuis Bergerac, Martine Boissy propose de petites écharpes au toucher si aérien qu’on se demande comment elles peuvent remplir leur rôle, et pourtant elles le font. Alors que c’est le cachemire qui inspira au début la créatrice de Petrusse, détentrice d’une collection ancienne qui, paraît-il, suscite l’admiration des meilleurs experts.
Xibiouz, la marque des petites sorcières basques, ainsi que se nomment ses créatrices, a quant à elle, préféré renoncer aux commodités d’un salon et, comme certains fabricants à la clientèle très ciblée, organise à proximité, son propre show-room.
ModeCity et Interfilière
Interfilière réunit les fabricants situés en amont, fibres, broderies, dentelles. L’Aquitaine en est absente. Aux cotés de ce salon semestriel, Modecity alterne avec le salon de la lingerie en y ajoutant un large volet de mode balnéaire. Pour le grand sud-ouest on y retrouve Mode et Cie de Toulouse, déclinant plusieurs marques (Compagnie du soleil, Iodus, Morgan, Bikini-bar), et surtout Janine Robin la marque, implantée à Langon, qui est une référence mondiale pour les maillots agréables à porter car ne suscitant pas d’irritations et pour la tenue des tissus dans les eaux de piscine traitées, d’usage de plus en plus fréquent même dans les destinations tropicales.
On espère aussi revoir Made in Femmes, toute petite marque créée à Mérignac par une maman allaitant son bébé et qui, pour cette situation, ne trouvait pas de lingerie à son goût.
Coté chaussure d’intérieur, de confort, la Dordogne triomphe avec Marquet, Javerflex et Fargeot, trois producteurs adeptes du fait en France, gage de qualité.
Eclats de Mode (Bijorhca) – Mess Around – Fatex
Mess Around, jeune concurrent du salon de la chaussures (Midec) se retrouve, après l’annulation de ce dernier, en être le substitut. On y retrouvera Arin, fabricant d’espadrilles de Biarritz, également présent à Première Classe, ainsi naturellement que Mode8, célèbre marque bordelaise de chaussures pour enfants.
Simple mention pour Fatex, salon de la sous-traitance et de la co-traitance dans le textile-habillement, et stupeur devant l’accumulation de pierres semi-précieuses sur certains stands d’Eclats de Mode. Dans ce salon, on fait aussi des découvertes heureuses et surprenantes ainsi Leeloo, créateurs de bijoux à Coutras (Gironde) qui s’en tient à une fabrication exclusivement française à contre courant de la délocalisation frappant les activités à fort contenu de main-d’Å“uvre.
























