Depuis toujours, cet artiste de l’image dessine tout ce qui lui passe sous les yeux et lui tombe sous la main. Il taille la pierre tendre et se prononce pour le monumentalisme, plus précisément il sculpte les insectes, les rend modernes, stylise et croque la matière et plus loin encore dans sa démarche : il les souligne juste pour avoir l’impression, un instant, de les toucher. Ses efforts se porte sur un matériaux plus contemporain, comme il le dit si bien, il greffe la pâte en métal. En 2004, il décide de photographier ses travaux et
investit dans un appareil photographique numérique et fasciné il découvre et réalise que de ses yeux il réduit dans le boitier ses monuments. S’agit-il d’une interprétation ? Non, il analyse et s’aperçoit qu’il aime saisir les insectes puis une fois de plus, tout ce qui lui passe sous l’oeil, il s’équipe et achète tout un appareillage macrophotographique. Fort de son talent et de sa passion, ALain Laboile hume de l’oeil la nature, les fleurs, les oiseaux, les animaux... Mieux : il participe a des concours et gagne son 1er prix et raid, dont il choisit sa destination, le Kenya. Là , il s’aventure a bord d’un 4X4 dans la jungle et s’isole encore plus loin, vers les contrées les plus lointaines... Là ou vivent les primates, il arpente et escalade en rappel les oliviers d’Afrique, les Pungas, les liboyaux, perchés à 30 ou 40 mètres du sol, il est l’un des pionniers qui capte et filme les insectes mutant d’un autre monde. Son rêve, il nous le fait partager et laisse à jamais une empreinte dans la savane et dans nos mémoires. De retour à Langon, il revient à la réalité de nos campagnes et vend tous ses appareils photographiques et ses équipements de baroudeurs, et doit gérer sa grande famille quand il reprend aussi ses outils pour marteler de nouveau et rebondir sur les essences et les pierres sensibles. J’ai eu à un moment donné cru tenir le volant du 4X4 d’Alain Laboile, dans l’épais feuillage verdoyant de l’Afrique équatoriale. Franchement Rodin doit se retourner dans tout les sens. Chapeau l’Artiste !














