Un film hommage du réalisateur Robert Guédiguian au groupe Manouchian, ces immigrés communistes héros de la résistance, ayant lutté pour la libération de la France.
Synopsis

- Les 23 du groupe Manouchian exécutés en tant qu’armée du crime
- photo site officiel du festival du film d’Histoire
Dans Paris occupé par les allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler nazis et collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures... Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays.
Âmes sensibles apportez vos mouchoirs
Le début du film est égal à son ensemble : fort, poignant, et touchant. Une opposition apparaît au long du film entre deux mondes, la vie et la clandestinité. Le réalisateur, Robert Guédiguian, a très bien su mettre en image cette époque et les scènes de tortures, intenables pour un spectateur non averti, sont pour Claude Pennetier « très bien faites et même en dessous de la réalité, Henri Krasucki par exemple, joué par Adrien Jolivet, a même été torturé devant sa mère et pourtant il n’a jamais rien dit ». La phrase du film à retenir est dite par Marcel
Rayman, qui est joué par Robinson Stévenin : « La résistance c’est pas un métier d’avenir », elle montre toute l’ironie de la vie de ces immigrés et français engagés dans la résistance et dont on sait maintenant qu’une grande majorité ont été exécutés.
50 contre 200
Claude Pennetier explique que le groupe Manouchian soit connu par le fait qu’il n’y « avait plus qu’eux sur Paris à cette époque. Ils étaient entre 50 et 75 communistes à faire la guerre à environ 200 à 300 agents de la brigade spéciale ». La collaboration française est également abordée dans ce film, pour Claude Pennetier il faut se rendre compte qu’il « y avait toujours quelqu’un pour dénoncer le résistant blessé ou pour mettre le pied dans la roue de leur vélo quand ils s’enfuyaient ». Et le rôle de la police française à cette époque, qui n’est plus inconnue,est bien montrée : elle n’as pas fait que collaborer mais elle a torturé et organisé les rafles de juifs en France.
Quant à la réalité historique, le spécialiste du communisme approuve : « la chronologie a été modifiée mais le réalisateur le marque lui même au générique, les noms des personnages négatifs ont étés modifié et certaines omissions sont à constater mais c’est vrai que le film fait déjà 2h20... » Sa conclusion : « le réalisateur aura toujours l’avantage sur le documentaire ».
L’armée du crime, sortie le 16 Septembre
Réalisé par Robert Guédiguian et distribué par Studio Canal
Avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen et Robinson Stévenin
Film français, genre : Historique, durée : 2h 19min.
Le site du film cliquez ici
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