1/ Bordeaux Actu : êtes-vous satisfaite du nombre de sièges octroyés par Alain Rousset à votre formation pour la liste de second tour ?
Monique de Marco : On peut toujours estimer qu’on aurait aimé en avoir plus. Mais on n’a pas atteint les 10% au premier tour, ce qui aurait constitué un point de force pour négocier, notamment plus de postes stratégiques. Mais on est quand même satisfaits d’avoir obtenu 10 sièges (un de plus que dans le précédent conseil.
2/ Bordeaux Actu : Europe Écologie réalise en Aquitaine un résultat très en-deçà des autres régions. Qu’est-ce qui n’a pas marché dans votre campagne ?
Monique de Marco : Le Modem a fait un bon score et nous a donc pris des électeurs. Ensuite il y a eu la forte abstention des jeunes, qui est un peu notre électorat. Enfin, l’élection régionale a peu passionné. Mais aussi, l’Aquitaine compte peu de métropoles. Dans les grandes villes, on réalise de meilleurs scores.
3/ Bordeaux Actu : N’avez-vous pas l’impression de ne pas être parvenu à vous faire comprendre, sur certains thèmes comme la LGV ?
Monique de Marco : C’est d’autant plus vrai qu’en Poitou-Charentes, les écologistes ont la même position que nous. On a peu-être manqué de pédagogie. Le débat sur la LGV est compliqué à mettre en place. On a essayé d’expliquer notre projet dans les réunions publiques mais à chaque fois le sujet LGV revenait !
4/ Bordeaux Actu : Où en est votre accord de gouvernance avec le socialiste Alain Rousset ?
Monique de Marco : Il devrait être signé sous peu. On a obtenu des avancées. La création d’une agence de la biodiversité en Aquitaine par exemple.
Il reste à savoir ce qu’elle sera, comment elle sera mise en place et quelles seront ses missions. On a aussi obtenu l’accentuation du soutien financier à la rénovation et la réhabilitation du logement social. Ainsi qu’un plan de développement des énergies renouvelables afin d’atteindre l’autonomie énergétique en Aquitaine. Et l’augmentation des surfaces consacrées à l’agriculture bio : grâce à une politique de création de réserves foncières, on devrait atteindre les 10% en 2014 [contre 3% aujourd’hui]. En outre, les secteurs social, associatif et coopératif, créateurs d’emplois non délocalisables, vont être soutenus.
5/ Bordeaux Actu : Comment se passe cette fin de campagne ?
Monique de Marco : Je suis toujours en campagne pour gagner avec le meilleur score possible. Et d’un autre côté je travaille à finaliser notre accord avec les socialistes. Il y a un gros chantier à mettre en place.
















