« Avec ce temps, on a gagné deux points dans les intentions de vote ! » Stéphane Saubusse, 10ème sur la liste d’Europe Écologie, commente la mini-tempête avec rafales de grêle qui s’est abattue sur le coup de 20h au-dessus de Floirac. De points, la liste écologiste en a bien besoin alors qu’un dernier sondage la place derrière la liste Modem de Jean Lassale, 11% contre 12%, loin derrière leur score de 15% des Européennes. Une petite contre-performance alors que dans le reste du pays les écologistes distancent le Modem voire talonnent les socialistes. « Les gens ne sont pas encore très accrochés par la campagne, il y a un problème d’information sur ce que la région peut apporter », analyse la tête de liste Monique Di Marco.
« Plus offensive »
Pour relancer la machine alors que débute vraiment la campagne, à trois semaines du premier tour, Monique Di Marco annonçait hier soir son intention de se montrer « plus offensive ». Autrement dit, taper un peu plus fort sur la concurrence. La présentation du programme a donné aux têtes de listes de la formation une première occasion de critiquer le bilan du président (PS) Alain Rousset, dont les oreilles ont du siffler hier soir : « L’Aquitaine est une des régions les plus en retard en matière d’agriculture bio », commente ainsi Marie Bové, tête de liste d’Europe Écologie en Gironde. « Les crédits de la Région maintiennent l’industrie régionale sous perfusion », ajoute Stéphane Saubusse. « l’Aquitaine a été la première région à se doter d’un plan climat en 2007, avec un budget de 100 millions d’euros, mais faute de pilotage c’est aujourd’hui un simple guichet avec un tiroir-caisse » complète Monique di Marco.
Voilà pour les critiques. Ce qui amène Marie Bové à amener la transition : « du côté d’Europe Écologie, nous voulons une économie non délocalisable ». Pour la formation écologiste, cela passe par la transformation de l’économie régionale en une économie « verte ». Europe Écologie reprend ainsi à son compte un des points clé de son programme pour les Européennes, qui affirmait pouvoir créer « 100.000 emplois verts » : dans l’éco-construction, les éco-technologies, le développement du secteur associatif et mutualiste et, bien sur, l’agriculture bio.

- Marie Bové sera aux côtés de son père le 5 mars au Fémina
- Photo Bordeaux Actu - Stéphane Moreale
Un programme qui passe par la « réorientation des crédits régionaux », soutient Monique Di Marco. « Avec la crise du pétrole l’aéronautique va être en difficulté chronique : il faut arrêter de subventionner à perte » résume Stéphane Saubusse. Europe Écologie pense aussi au développement du territoire, qui implique celui du rail, mais pas de la LGV : « les LGV privilégient les grandes métropoles : elles ont totalement asséché les territoires, en supprimant les TER », analyse Michel Daverat, président du groupe des Verts au Conseil régional.
Autant d’arguments que la formation écologiste entend affûter lors d’un prochain meeting le 5 mars au théâtre Fémina, avec José Bové et Noël Mamère.
















