" Quand je prononce le nom de Pierre Messmer, c’est le mot de droiture qui, spontanément, me vient à l’esprit : homme droit physiquement, moralement, politiquement.
Pour moi qui suis venu à l’engagement politique par et dans le gaullisme, Messmer, c’est aussi l’Histoire et la fidélité : fidélité à l’homme du 18 juin qu’il avait rejoint le jour même, fidélité parfois intransigeante aux idées et à l’action du Général avant, pendant, après sa traversée du désert.
Souvent de jeunes interlocuteurs, militants ou non, m’interrogent : ’ Le gaullisme, qu’est-ce que ce mot peut encore signifier pour nos générations ? ’
Je me suis moi-même questionné et, finalement, j’en reviens toujours à deux principes fondamentaux qui ne constituent certes pas un programme ni une doctrine, mais tout simplement deux principes de vie politique : patriotisme et humanisme.
Amour de la France, amour de la patrie dont De Gaulle a bien montré la profonde différence d’avec les idéologies nationalistes.
Respect de la personne humaine dont la dignité et l’épanouissement est l’objet et la fin de l’action politique.
Ce n’est d’aujourd’hui qu’on essaie de dépasser le clivage droite/gauche : c’est la discipline que De Gaulle, au nom de l’intérêt supérieur de la France, s’est toujours imposée.
Alain Juppé s’est exprimé sur son blog (www.al1jup.com) après avoir appris la disparition de Pierre Messmer. "









